17 mai 2007

Merci

Une dernière note très courte pour annoncer la fermeture de ce blog après le premier conseil des Ministres extraordinaire de demain.

Avec le Président de la République Nicolas Sarkozy et son Premier Ministre François Fillon, la France est entre de bonnes mains. Gageons qu'ils recruteront pour le gouvernement la meilleure équipe possible.

Je remercie chaleureusement l'ensemble des membres de l'équipe Melting Pop, pour leurs contributions à ce blog, leus actions militantes de terrain, et pour les plus éloignés d'entre eux, pour leur soutien, mais aussi pour leurs doutes et leur franchise, qui permettent de temps en temps des remises en question salutaires.

Je remercie particulièrement Hugues, Arnaud et Olivier pour l'ensemble de leurs actions pendant cette campagne. Je remercie également tous ceux qui ont consulté et commenté nos articles, les débats ont été parfois vifs, toujours courtois, et j'espère qu'ils nous ont enrichi mutuellement.

A tous, bonne continuation; un immense espoir se lève pour la France.

05 mai 2007

Dernière ligne droite

Le Parisien a publié hier soir à 21H30 sur son site web une interview de Nicolas Sarkozy, l'ultime avant le second tour.

Celle-ci n'a pas été publiée sur la version papier pour des raisons de respect de fin de campagne officielle hier soir. Le quotidien s'en explique d'ailleurs en toute franchise ici.

Dans cette interview Nicolas Sarkozy revient sur les dernières attaques de la candidate socialiste à son égard, sur la campagne bien sûr et enfin sur la manière dont il compte entammer son mandat présidentiel s'il est élu.

Hugues

04 mai 2007

Mobilisés pour la victoire

Ce soir à minuit, la campagne du deuxième tour de l'élection présidentielle prendra fin. Les trois derniers sondages sont plutôt rassurants, car ils situent Nicolas Sarkozy entre 53 et 54,5% des voix. Toutefois, il faut se garder de tout triomphalisme prématuré, et rester mobilisé jusqu'au bout, car je pense pour ma part que l'écart sera sans doute plus faible: n'oublions pas qu'environ un électeur sur cinq n'est pas encore assuré de son  choix.

Dimanche, aucune voix ne devra manquer pour porter Nicolas Sarkozy à l'Elysée. La campagne officielle sera terminée, mais il sera toujours temps de continuer à convaincre les indécis pendant le week-end. Si chacun réussit à faire basculer une ou deux personnes de son entourage en faveur de notre candidat, cela maximisera nos chances de l'emporter, et de l'emporter dans l'idéal en creusant l'écart.

D'ici là, les procurations sont aussi un moyen de gagner des voix. Aucune voix pour Sarkozy de quelqu'un qui ne peut pas se rendre dans son bureau de vote dimanche ne doit faire défaut. Si vous connaissez des personnes dans ce cas, cliquez d'urgence sur le lien dans la colonne de gauche.

Romain

03 mai 2007

Qu'avez-vous pensé du débat?

Le débat d'hier soir a été de très bonne qualité, et restera dans les mémoires comme un débat sans concessions, au cours duquel les Français ont pu constater les réels points de clivage entre les deux candidats du second tour.

Les deux candidats ont mis un peu de temps avant de se sentir à l'aise; la tension était palpable au début du débat. J'ai trouvé SR particulièrement crispée dans le premier quart d'heure. NS était également tendu mais s'efforçait de le paraître moins. Au cours du débat, cette première impression s'est confirmée, SR ayant choisi une stratégie d'attaque tous azimuts, quand NS préférait faire montre de son sang froid face à l'adversité. Soit dit en passant, on imagine mal Madame Royal face à des homologues étrangers en désaccord profond; s'il est de "saines colères" comme elle n'a eu de cesse de le répéter, je ne crois pas que cela vaille dans les sphères diplomatiques, ni que cela soit vraiment productif quand il s'agit de négocier et de faire valoir les droits de la France à l'étranger.

Sur le plan de la précision dans la défense des idées, il n'y a pas photo. Pour preuve, un exemple très révélateur des imprécisions de la candidate socialiste:

" Ségolène Royal: Moi, je veux revaloriser tout de suite dès mon élection les petites retraites…

Nicolas Sarkozy: Comment ?

Ségolène Royal: Je mets des fonds supplémentaires au fonds de réserve de retraite…

Nicolas Sarkozy: Vous les prenez où ?

Ségolène Royal: Par une taxe sur le revenu boursier…

Nicolas Sarkozy: De combien ?

Ségolène Royal: Les partenaires sociaux en discuteront, mais le principe est là.

Nicolas Sarkozy: Vous mettez combien sur le fonds ?

Ségolène Royal: Je vous donne déjà les principes…

Nicolas Sarkozy: Il y a 36 milliards et l'Etat met 6 milliards par an, donc c'est très intéressant, mais cette taxe que vous annoncez, lorsque Jospin a créé ce fonds, il a prévu 120 milliards d'euros. Il y en a 36. Chaque année, l'Etat en met 6. Votre taxe est à peu près de combien ?

Ségolène Royal: Cette taxe sera au niveau de ce qui sera nécessaire pour faire de la justice sociale.

Nicolas Sarkozy: C'est une précision bouleversante. Vous ne pouvez pas donner de chiffre ?

Ségolène Royal: Non.

Nicolas Sarkozy: C'est votre droit…

Ségolène Royal: Oui, c'est mon droit, car la relance de la croissance économique va permettre des cotisations supplémentaires.

Nicolas Sarkozy: Vous créez une taxe sans dire son montant et l'espérance de recette ?

Ségolène Royal: Oui.

Nicolas Sarkozy: Avec cela, on est tranquille pour l'équilibre de nos régimes de retraite ! "

Ce n'est qu'un exemple parmi de nombreux autres de la formidable force d'incantation de Madame Royal, qui semble penser qu'en politique, il suffit de vouloir pour réussir, sans se poser la question des méthodes à employer, des marges de manoeuvre et de ce que les réformes engendrent.

Le débat a été suivi par plus de 20 millions de téléspectateurs, qui ont pu apprécier qu'avec moins de temps de parole, Nicolas Sarkozy était beaucoup plus convaincant que Ségolène Royal. Et quand bien même, montée sur ses grands chevaux, elle s'en prenait au gouvernement sortant, l'accusant d'avoir dégradé les conditions de scolarisation des enfants handicapés, elle maquillait une fois de plus la vérité. Car, rappelons le, 89 000 enfants handicapés étaient scolarisés en 2002, mais ce nombre a été porté à 160 000 en 2006. C'est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l'inscription de droit des enfants handicapés dans l'école de leur quartier. Cette loi a été saluée par toutes les grandes associations, alors même que Madame Royal et le parti socialiste s'y étaient opposés.

Un dernier élément:

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a ete juge plus convaincant que Segolene Royal lors du debat qui a oppose mercredi soir les deux finalistes de l'election presidentielle, selon un sondage Opinion Way pour LCI et Le Figaro publie jeudi.

Cinquante-trois pour cent des personnes interrogees ont juge le candidat de l'UMP le plus convaincant contre 31% pour la candidate socialiste.

L'electorat de Jean-Marie Le Pen a estime a 74% Nicolas Sarkozy le plus convaincant, contre 10% Segolene Royal. Les Francais ayant vote pour Francois Bayrou ont prefere a 51% Nicolas Sarkozy, a 25% Segolene Royal et estime a 24% qu'aucun ne se detachait.

En fonction des enjeux, Nicolas Sarkozy a ete estime le plus convaincant en matiere d'immigration - pour 65% des telespectateurs - et Segolene Royal sur l'environnement (53%).

Apres le debat, 52% des telespectateurs interroges disent souhaiter voir la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche et 37% celle de Segolene Royal. Avant le debat, ils etaient 48% a souhaiter le candidat de l'UMP gagnant et 36% a souhaiter voir la candidate socialiste l'emporter.

L'enquête a ete realisee en ligne les 2 et 3 mai apres le debat aupres d'un echantillon de 978 personnes ayant suivi le debat televise, issu d'un echantillon de 1.415 personnes recrutees du 30 avril au 2 mai.

28 avril 2007

Sarkozy et la maternelle de Neuilly

26 avril 2007

Quel choix pour les partisans de François Bayrou?

Soutenir Nicolas Sarkozy lors du deuxième tour des élections présidentielles devrait être le choix des personnes qui ont soutenu François Bayrou lors du premier tour. Je ne parle pas ici des électeurs ayant ralliés le troisième homme pour voter contre un ou plusieurs candidats mais bien de ceux qui annoncent l'avoir suivi pour ses idées.

Comparons un instant les deux programmes. Ainsi que Jean-Pierre Raffarin l'explique dans une interview parue ce matin, sur les 18 points de la profession de foi du candidat centriste seuls deux diffèrent dans le programme de Nicolas Sarkozy:
- Introduction de la proportionnelle aux législatives
- Référendum sur l'Europe

Si vous souhaitez débattre plus sur ces points de divergence ou si vous souhaitez tout simplement débattre pour mieux comprendre pourquoi le programme de Nicolas Sarkozy n'est pas si différent de celui de l'UDF je vous invite à vous rendre ici: www.ledebatudfump.com

D'autre part comment voter pour Ségolène Royal qui, la semaine dernière, expliquait que François Bayrou n'avait pas de programme tandis qu'aujourd'hui elle tente de faire croire à des idées communes? De plus comment la candidate du PS arrivera-t-elle à faire le pont, il serait d'ailleurs plus préférable d'évoquer un viaduc, entre des sensibilités allant du trotskysme jusqu'au centre?

Enfin, preuve que le soutien à Nicolas Sarkozy n'est pas incompatible avec l'appartenance politique UDF, déjà plus de la moitié des députés du parti centriste ont annoncé leur ralliement.

Hugues

Sarkozy, un Président qui s'engage

Voici un extrait de l'interview d'hier de Nicolas Sarkozy parue dans le Monde (l'interview intégrale ici), extrait qui me semble particulièrement concret et révélateur du volontarisme de notre candidat:

"Comment organiseriez-vous votre première semaine de président ?

Je proposerai, le premier jour, aux partenaires sociaux, quatre conférences pour septembre. La première portera sur l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. Les entreprises auront deux ans pour la réaliser. Après, l'inspection du travail transmettra au parquet les cas de discrimination.

Deuxième discussion : la flexisécurité, avec l'adoption du contrat de travail unique, le nouveau service public de l'emploi, la hausse des indemnisations des chômeurs, mais aussi la réduction de la durée de la procédure de licenciement.

Troisième chantier, l'amélioration des conditions de travail et la lutte contre le stress.

Enfin, la démocratie sociale, que j'aimerais renouveler comme on l'a fait pour la politique. Cela veut dire liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles, aide au financement des syndicats, sanctuarisation pendant quelques mois de la négociation entre partenaires sociaux, pour que le législateur n'intervienne qu'en cas d'échec. L'objectif est d'aboutir fin 2007.

Vous reportez la loi sur le service minimum ?

Si le ministre des transports et les syndicats se mettent d'accord, il n'y a pas besoin de loi. Sinon, il y aura un projet de loi dès l'été.

En juillet, je proposerai l'instauration de peines planchers sévères pour les multirécidivistes. Les mineurs multirécidivistes entre 16 et 18 ans seront punis comme les majeurs.

Je proposerai l'interdiction de la sortie de prison à tout délinquant sexuel qui ne se soumettrait pas à un traitement médical et à un système de pointage tous les quinze jours. Je souhaite la création d'un hôpital-prison dans chaque région : la prison n'est pas faite pour les gens atteints de maladies psychiatriques

Et ensuite ?

Ma deuxième journée sera consacrée à la préparation d'un Grenelle de l'environnement, avec les ONG, les industriels et les partenaires sociaux, car je n'oppose pas l'écologie au social.

Sur les OGM, je suis pour la recherche, mais, à ce stade, contre la production commerciale. Je prendrai les décisions après un débat transparent, éclairé par les scientifiques. Mais pas question de commencer par un moratoire sur les cultures en plein champ ! Ce serait fermer le débat.

L'instauration d'une taxe sur le carbone et la création d'une fiscalité écologique seront à l'ordre du jour. J'aurai, à ce moment, annoncé les frontières du nouveau ministère du développement durable, qui intégrera l'eau, l'énergie, les transports."



Pour aller un peu plus loin dans le programme de la première année, voici ce qui figure à l'agenda 2007 si Nicolas Sarkozy est élu dimanche 6 Mai:

 

- Vous gagnerez 165 euros de plus par mois si vous êtes rémunéré au SMIC et que vous acceptez de travailler 50 minutes de plus par jour ;

- Vous pourrez donner de l'argent sans contrainte et en franchise d'impôts à vos enfants, vos petits-enfants, vos neveux et nièces;

- Vous pourrez accéder à la propriété et déduire de vos impôts les intérêts de vos emprunts immobiliers ;

- Vous ne payerez jamais plus de 50% de vos revenus en impôts directs ;

- Vous pourrez investir votre ISF dans des PME ;

- Vous pourrez cumuler un emploi et votre retraite ;

- Vos enfants ne paieront plus d'impôt sur leur travail étudiant, les stages d'été, etc.

- Vous pourrez débloquer une partie de vos réserves de participation ;

- Vous ne subirez plus les grèves dans les services publics grâce au service minimum garanti ;

- Vous pourrez choisir l'école de vos enfants (à raison de 20% des effectifs pour la rentrée 2007) ;

- Vos enfants fréquenteront une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l'on se lève quand le professeur entre dans la classe ;

- Si vous le souhaitez, vos enfants auront le droit à des études dirigées tous les soirs ;

- Si vous cherchez un emploi, vous bénéficierez de l'aide efficace d'un service public de l'emploi unifié, qui intervient tout de suite et vous suit régulièrement jusqu'à ce que vous ayez trouvé un emploi ;

- En cas de licenciement économique, vous garderez votre contrat de travail, qui sera transféré au service public de l'emploi, et 90% de votre salaire. Vous aurez la possibilité de suivre une formation ou d'essayer un nouvel emploi ;

- Vos enfants ne subiront plus la précarité du marché du travail, car ils bénéficieront dès le départ d'un contrat unique à durée indéterminée ;

- Si vous êtes étudiant, enseignant ou chercheur, vous pourrez créer votre entreprise à partir de votre université et vous bénéficierez d'une franchise d'impôts ;

- Dans les quartiers difficiles, les enfants sans qualification suivront une formation qualifiante depuis la rentrée

Romain

Quelques réflexions pour les anti sarko primaires

Dans l'entre deux tours que nous vivons actuellement, il est un phénomène qui frappe particulièrement tout observateur, même particulièrement myope: le dénigrement, les coups sous la ceinture, et même bien souvent la diffamation, sont au coeur de la stratégie anti-sarko menée par le parti socialiste et ses amis d'extrême gauche.

Je ne compte certainement pas m'abaisser à répondre par le menu à l'ensemble des calomnies colportées ici ou là, sur le web notamment, par des mailings massifs, par voie de presse, quand elles ne sont pas directement collées sur les affi ches officielles de notre candidat: ce serait donner bien trop d'importance à ceux qui en sont à l'origine. En revanche, je souhaite apporter une réponse à l'une des critiques les plus abondamment dirigées contre Nicolas Sarkozy: il est "l'ami des puissances financières et des patrons de presse"

Sur les puissances financière et la suspicion supposée qu'engendre le fait d'en être l'ami: je n'ai encore jamais entendu d'argument aussi incongru que celui-ci, et il rejoint dans un sens directement l'article que j'avais publié il y a quelques temps sur la réussite, que je souhaite voire redevenir une valeur centrale pour chaque Français. En France, je regrette que la réussite soit toujours suspectée de s'accompagner de la manipulation du peuple, de l'asservissement du salarié, dans une dialectique marxiste terriblement datée pour être gentil, nauséabonde pour mieux refléter le fond de ma pensée. Ce raisonnement biaisé et simpliste arrive à porter le discrédit sur ceux qui "ont le malheur" d'être amis avec les grands patrons de ce pays, eux qui représentent le mal personnifié pour une large partie de la gauche. Voila un point de clivage profond entre la gauche et la droite: la droite croit au travail comme valeur de libération, d'émancipation de l'individu; la gauche voit le travail au mieux comme un mal nécessaire, plus exactement comme une contrainte à progressivement diminuer au maximum car il aliène l'individu (cf les RTT). Je suis pour ma part très favorable à un Président qui connaît les plus grands patrons de notre pays, car ils créent de l'emploi, de la richesse, et contribuent à la puissance de la France dans le Monde. En outre, un Président qui a simultanément le courage de fustiger les patrons voyous et de proposer l'interdiction des golden parachutes dès juillet 2007 s'il est élu, me semble au dessus De tout soupçon de collusion avec qui que ce soit.

Sur la capacité fantasmée de Nicolas Sarkozy à controler la presse:"on" compare parfois Sarkozy à Berlusconi, ce qui paraît quand même curieux: le premier est avocat, le second est le premier patron de presse Italien...Le premier ne détient pas la moindre part ne serait ce que dans le quotidien régional au plus faible tirage de France, le second détient la majorité des medias Italiens. Or on voudrait faire croire aux plus crédules des électeurs qu'en vertu de ses amitiés, notamment avec Martin Bouygues, Nicolas Sarkozy bénéficierait d'un contrôle sur les medias qu'il manipulerait à loisir. J'ai envie de dire: qu'est ce que ça serait s'il ne les controlait pas?! Le Canard Enchainé ou Marianne par exemple ne me semblent pas avoir été frappés d'une quelconque censure.

Les critiques des anti sarko ne sont fondées finalement que sur le fantasme et l'incantation, les "on dit" et la colportation de rumeurs. Sur le projet, nos opposants socialistes sont bien plus timides...Eric Besson a d'ailleurs expliqué courageusement à la tribune lors du meeting de Dijon les coulisses de la campagne de diabolisation de Sarko orchestrée par un PS qui savait bien ne pouvoir gagner sur ses seules idées.

A certains de mes amis "apolitiques de gauche" qui me ressassent sans cesse les mêmes qualificatifs outranciers au sujet de Nicolas Sarkozy (dictateur, facho et autres propos du même tonneau, tout en nuances...), je réponds toujours qu'au delà de l'incantation, j'aimerais qu'ils justifient des accusations aussi graves, par la preuve avérée et non par les calomnies colportées ici ou là. Silence radio. Une fois calmés, ce qui peut prendre du temps avec de tels rhéteurs, je leur propose de m'exposer leur projet pour la France, et de débattre proposition contre proposition. Re-silence radio...

J'en conclus que la liberté de pensée n'est pas là où ils croient. Beaucoup fustigent ce qu'ils appellent de "l'embrigadement", un prétendu "culte de la personnalité", là où ils ne voient pas que c'est à un projet de société que nous adhérons, et que nous soutenons un candidat qui nous a convaincu qu'il était le meilleur pour notre pays. Ils ne se rendent pas compte que la haine dont ils accusent si souvent Sarko est une chimère, quand la leur à l'égard de tous ceux qui le soutiennent est bien réelle (quel beau projet que d'être "anti" quelqu'un...).

Nicolas Sarkozy veut être le Président de tous les Français, y compris ceux qui n'auront pas voté pour lui: il a l'intelligence de ne pas s'abaisser au niveau de ses opposants, de ne pas inciter à voter "contre Ségolène Royal" ou pour lui faire barrage, mais demande à tous ceux qui croient en son projet de s'y rallier, sans se renier, et en hommes libres, afin de construire tous ensemble une société rassemblée. C'est pour moi une différence fondamentale avec le fait d'inciter à voter contre celui ou celle qui est face à vous au second tour...

Romain

24 avril 2007

La victoire de la démocratie

Par leur vote massif de dimanche, les Français ont exprimé leur souhait ardent de se réapproprier l'espace politique, et de ne rien laisser au hasard. C'est une victoire pour la démocratie, pour la France, et le net recul de l'extrême droite nous donne par ailleurs une joie supplémentaire. Quelques réflexions sur ce premier tour et sur la campagne pour le deuxième:

  • Le phénomène Bayrou est conséquent, il a triplé son pourcentage d'électeurs par rapport à l'élection présidentielle de 2002. Ceci ne traduit selon moi pas tant un véritable vote d'adhésion qu'un vote de rejet des deux grands partis et de ce qui est vécu par certains comme une bipolarisation de la politique française, sinon réelle, du moins médiatique. Je persiste à penser qu'une partie des électeurs de François Bayrou a pu voter pour JM Le Pen dans le passé, ces électeurs qui ne partagent pas les idées d'extrême droite mais ont pu avoir un réflexe de vote sanction à l'égard du PS et de l'UMP
  • Ségolène Royal, en se plaçant en seconde position, bénéficie du report des voix de l'ensemble de l'extrême gauche, là encore pas par idéologie car lesdits partis d'extrême gauche n'ont cessé de fustiger la "droitisation" du PS, mais pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
  • Le score de Nicolas Sarkozy est un excellent score, qui marque un net écart avec sa poursuivante. On entend ici ou là dire que le recul de Le Pen a bénéficié à l'UMP, je ne peux pour ma part que m'en réjouir et je l'explique. Si je suis persuadé que certains électeurs qui ont voté FN ont voté Bayrou pour des raisons contestataires, je pense que d'autres anciens électeurs FN sont revenus dans les rangs du parti républicain de droite, l'UMP, car son candidat a eu le courage de traiter en républicain des thèmes chers à beaucoup de Français: l'identité nationale, l'immigration, le mérite, l'effort, les devoirs envers sa patrie, qu'on en soit un fils de naissance ou qu'on aspire à la rejoindre. Il a ainsi prouvé qu'il y avait une réponse modérée à apporter à ces questions, on ne peut que s'en féliciter, et le remercier d'avoir ainsi fédéré plus de 31% des électeurs, avec une participation record.

Les électeurs ont voté en masse lors de ce premier tour de scrutin, et ils devraient être nombreux également à se prononcer lors du deuxième tour. Nous sommes plus motivés que jamais pour soutenir Nicolas Sarkozy entre les deux tours, et pour convaincre un maximum d'électeurs de la pertinence de son projet pour la France. Nous le ferons face à la campagne anti Sarko déja démarrée sur les chapeauax de roues par tous ses adversaires, campagne nourrie par la haine que leur inspire celui qui a le courage de faire le bon diagnostic pour la France, et proposer des solutions pragmatiques. De Montebourg à Besancenot, de Laguiller à Buffet (que d'extrême gauche dans notre pays...) ils se succèdent déja sans relâche pour agiter l'étendard de la peur, des fantasmes et de l'incantation, plutôt que de combattre sur le terrain des idées sur lequel ils semblent bien moins à l'aise.

Nous nous préparons depuis fort longtemps à cette bataille dans laquelle plus nos adversaires attaquent le projet de notre candidat, et plus nous défendons son projet pour la France; plus ils sont dans le flou et la manipulation de l'opinion par les moyens les plus vils et les diffamations les plus outrancières, plus nous pousseront avec toute la force de nos convictions l'espoir d'un avenir rénové pour notre pays, en nous positionnons toujours sur le terrain des idées et non par le dénigrement de Ségolène Royal. Leur seul projet est de battre Sarko? Le seul projet de Sarko sera de faire gagner la France.

Les attaques contre Sarkozy vont encore aller bon train, et chacun se fera son opinion sur ces méthodes. Il est en revanche un rendez-vous qu'aucun électeur attaché à la notion même de démocratie ne peut pas manquer: le débat du mercredi 2 mai entre les deux candidats, à 21h.

Romain

Ne vous laissez pas prendre au jeu

Ns_srAlors que l'on entends monter le "tout sauf Sarkozy" j'aimerai lancer un message aux électeurs.

Ne vous laissez pas prendre au jeu! Si vous êtes encore indécis intéressez-vous au débat de fond et aux projets de sociétés des candidats sans céder à la caricature excessive. Si vous êtes déjà de notre bord ne vous laissez pas non plus tenter par ce type d'argumentaire pour vous opposer à Ségolène Royale cela ne ferait qu'abaisser le niveau du débat.

Ainsi que Nicolas Sarkozy l'a expliqué lors de son discours à la salle Gaveau, place désormais au débat d'idées.

Appeler à voter contre quelqu'un (et même pas contre ses idées), et il faut l'avouer, par idéologie, sans même soutenir un programme est un signe de faiblesse. Où sont donc les grandes leçons de démocraties que ces personnes n'ont eu cesse de distiller tout au long de la campagne?

Hugues

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Debat Sarkozy