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mars 2007

30 mars 2007

Renouons avec l'envie de réussir

Je veux donner mon sentiment sur les contestations en cascade des chiffres du chômage présentés ce matin, et plus largement sur un mal bien français: l'autoflagellation.

Au delà du fond du problème des chiffres du chômage - le chômage est trop élevé en France, personne ne remet en cause ce constat- il serait de bon ton de ne pas constamment dire que tout va mal, même quand il semblerait que cela ne soit pas le cas.

Sur la mesure du chômage, personne ne sera jamais d'accord.Tout dépend de la caractérisation initiale du statut de chômeur, de la méthode de calcul, d'un ensemble de paramètres qui en eux mêmes divisent partis politiques et syndicats. Cependant, à lire les réactions des uns et des autres ce matin, on est en droit de leur opposer une fin de non recevoir. La phrase type prononcée par l'opposition ce matin était "Les chiffres sont forcément faux, puisqu'ils sont en contradiction avec la réalité du terrain". Pourquoi accorderait-on plus de crédit au sentiment subjectif desdits élus plutôt qu'à la mesure du chômage par l'ANPE, l'INSEE ou le BIT? Quelle est leur légitimité par rapport à ces organismes nationaux et supra nationaux dont la mesure est le métier?

La France a bénéficié en 2006 d'un léger regain de croissance par rapport aux prévisions, et des efforts ont été fournis par le gouvernement pour développer dans les régions des pôles de compétitivité vecteurs d'emplois, en particulier dans le domaine des services à la personne, qui seront un important vivier d'emplois pour les années à venir. Des signes montrent que, mieux pilotée, notre économie est capable de créer du travail. A quoi bon dénigrer des signaux qui montrent une possible embellie? Cela donne-t-il du travail à nos concitoyens? Que cela nous apporte-t-il, hormis le fait d'aggraver encore le climat de déclin qui règne dans notre pays, et de donner une fois encore à l'étranger le visage d'une France immobile, qui refuse jusqu'aux propres signes d'amélioration de son économie? En clair, à qui profite le crime, sinon à ceux qui n'ont jamais rien fait contre le chômage, à part partager le temps de travail, i.e. partager la pauvreté sans créer d'emplois?

A croire que parfois, la France préfère faire pitié qu'envie...

Pour élargir le débat, on a souvent entendu des habitants des quartiers qui ont connu des émeutes à l'automne 2005 dire "On en a marre d'être stigmatisés, on parle de nous uniquement quand ça va mal et on ne présente jamais ce qui va bien". On peut facilement comprendre ce cri du coeur,  mais il est malheureusement un fait avéré en France que l'on a du mal à célébrer la réussite, quand on pointe immédiatement du doigt ce qui ne va pas. Tel jeune de banlieue crée sa société? On ne parlera pas de lui si, le jour de la création, une agression a eu lieu dans un autre quartier de banlieue. Un grand patron gagne des marchés à l'étranger en développant l'emploi en France? On en entendra bien peu parler, sauf pour critiquer sa rémunération, ses stocks options, que sais-je encore.

Manifestement, la France a toujours un problème avec la réussite, et c'est peut être ce qui caractérise le plus dramatiquement la pente du déclin sur laquelle elle se trouve.

Au coeur de la rupture que propose Nicolas Sarkozy, il y a au contraire la célébration de la réussite: donner à chacun le goût, le désir, l'ambition de réussir, et en finir avec la repentance, l'autoflagellation, le négativisme qui minent notre pays depuis si longtemps. Bercés par les sirènes de l'assistanat à la sauce PS, trop de nos compatriotes ont perdu l'espoir, vital, de penser que par leur travail, ils pourront se réaliser, assurer une vie meilleure à leurs enfants, construire des jours heureux. Le programme de Nicolas Sarkozy tout entier est tourné vers cet idéal selon lequel chacun doit pouvoir se réaliser par son travail. Tout le monde ne naît pas avec les mêmes chances: celui qui a moins doit bénéficier de plus d'aides pour compenser son écart avec celui qui a tout, c'est le principe de la discrimination positive à la française, basée avant tout sur la méritocratie. Le travail est au coeur de ce projet: sous l'impulsion de Jean Louis Borloo, Nicolas Sarkozy propose un grand plan Marshall dans les quartiers populaires, pour proposer des formations qualifiantes aux jeunes en difficulté, afin de donner à chacun la possibilité de retrouver un emploi. Une meilleure rémunération des heures supplémentaires, des encouragements à la création d'entreprises (notamment en libérant les financements de PME: exonération de l'ISF jusqu'à 50 000€ si ce montant est investi dans une PME française), un effort pour la recherche, pour les Universités, qui sont autant d'investissements directs dans les emplois de demain, vont dans ce sens.

Si l'on s'en tient à la philosophie générale des programmes présidentiels, celui de Nicolas Sarkozy est le seul à remettre l'ambition de réussir pour chaque Français au premier plan.  Les 22 Avril et 6 Mai, il ne tient qu'aux électeurs de voter pour une France qui veut croire en son avenir et se donner de nouveau les moyens de réussir, plutôt que pour la France de l'immobilisme et de la résignation.

Romain


29 mars 2007

Un peu d'ordre

Quelques remarques très simples me traversent l'esprit depuis les incidents de la Gare du Nord cette semaine.

J'ai eu l'occasion de dire ce que je pensais du bilan de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur. Je voudrais dire deux mots de l'attitude de ceux que les journalistes se complaisent à appeler "des jeunes", alors que leur caractéristique principale n'est pas leur âge, mais leur "qualité" (SIC) de délinquants, fauteurs de trouble, voyous, appelons les comme on voudra, car le sens reste identique.

Deux mots prononcés par le Ministre de l'Intérieur, "racaille" et "karcher", sont censés justifier les émeutes, dégrader son bilan, en faire un extrémiste etc...Il s'agit bien entendu d'une hérésie, que les journalistes, et la gauche avec eux, exacerbent, en mettant systématiquement en avant des délinquants qui se disent "profondément blessés, humiliés" par les propos du Ministre à leur égard (Sarkozy n'a d'ailleurs jamais fait l'amalgame entre les jeunes de banlieue en général, et les délinquants). Rappelons que le mot "racaille" a été repris par Sarkozy alors qu'une habitante du quartier venait de lui dire par sa fenêtre "on en a marre de cette bande de racailles". Rappelons également que, au moins une demie heure durant, le début de sa visite à Argenteuil était ponctuée de "Sarko, on t'encule", ce qui est certainement beaucoup plus poli et respectueux à l'égard d'un Ministre de la République que "racaille" à l'égard de délinquants...

Je pense pour ma part qu'un  Ministre de l'Intérieur qui serait apprécié des délinquants serait un mauvais Ministre. Si ces casseurs et fauteurs de trouble vouent une telle haine à Sarkozy (haine à laquelle les journalistes ne rechignent jamais à donner une tribune, alors qu'ils sont plus timides quand il s'agit d'écouter les victimes), c'est sans doute pour quelque chose: il est le premier à s'être clairement attaqué à la délinquance, de façon déterminée, et à redonner son rôle répressif à la police. Je pense que la mission première de la police n'est pas de prévenir les actes de délinquance: la prévention, c'est la mission de l'école, des parents, des éducateurs...La police est là pour arrêter des délinquants afin qu'ils soient présentés à la justice, pas de façon prioritaire pour jouer les éducateurs bis dans les quartiers difficiles et fermer les yeux sur les trafics pour garantir la paix sociale.

Après des décennies d'une politique de sécurité laxiste, la France se trouve face à un paradoxe: l'insécurité est vécue par une large partie des Français comme une préoccupation majeure, et dans le même temps le fait qu'un Ministre s'y attaque de façon résolue lui vaut les critiques de tous ceux qui n'ont jamais rien fait pour lutter contre elle. Ségolène Royal fustige le bilan de Sarkozy à l'Intérieur, mais elle oublie bien vite le bilan désastreux du PS en matière de sécurité. François Bayrou, à son habitude, renvoie dos à dos les deux candidats; posture facile que celle de dire "je n'ai jamais été aux manettes, faîtes moi confiance!". C'est en outre ni plus ni moins l'un des argumentaires fétiches du FN depuis bien longtemps.

Le fait que des émeutes éclatent dans notre pays n'est pas à mes yeux le signe que l'insécurité s'aggrave. C'est le signe qu'une infime minorité de la population, les délinquants, ne trouvent pas leur compte dans la lutte courageuse menée contre eux depuis 2002. Il serait temps que chacun prenne ses responsabilités, et soutienne l'action du Ministre de l'Intérieur quel qu'il soit, de la Police Républicaine (qui doit être irréprochable, cela va de soi), et l'application stricte de la loi pour contrer les actes délictueux.

26 mars 2007

Adieu Beauvau

Place_beauvau Ce matin à 10h, François Baroin a succédé à Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur. A 27 jours du premier tour de l'élection, il est temps pour Sarkozy de se consacrer à la campagne, maintenant que son camp entier est derrière lui, et que le ralliement de Jean Louis Borloo est pressenti pour cette semaine.

Le bilan de notre candidat au Ministère de l'Intérieur est évidemment la cible des attaques de la gauche (qui peut certainement se permettre de donner des leçons compte tenu de ses résultats éloquents en matière de sécurité...).On peut citer la baisse de près de 10% de la délinquance entre 2002 et 2007 quand elle avait augmenté de 20% entre 1997 et 2002, mais d'aucuns viendront une fois de plus contester la validité de ces chiffres, du type de délinquance qu'ils recouvrent etc... Arguments fallacieux de ceux qui n'ont pas de meilleur bilan à opposer bien entendu! Ce qui est incontestable en revanche dans le bilan du Minsitre de l'Interieur, ce sont les résultats en matière de sécurité routière: 7720 tués sur les routes en 2001,  moins de 5000 en 2006. Ces résultats encourageants sont le fruit d'une politique volontariste de responsabilisation des automobilistes, politique relativement impopulaire d'ailleurs (cf les radars automatiques), que Nicolas Sarkozy a eu le courage de mener avec détermination, contribuant ainsi à un des trois grands chantiers annoncés par Jacques Chirac dans son programme présidentiel.

Il a par ailleurs fait évoluer les mentalités en interne sur une coordination accrue entre police et gendarmerie, notamment par la création des GIR. C'était une véritable gageure quand on connaît les réticences qu'avaient les deux entités à travailler ensemble initialement, et personne avant NS n'avait pris le risque de s'attaquer à cette question délicate mais primordiale pour l'amélioration de l'efficacité globale des forces de sécurité. Il a fixé des objectifs aux fonctionnaires, commencé à lancer l'idée de primes au mérite, il a réclamé une déontologie exemplaire de la part des policiers, et s'est toujours efforcé de diriger une police républicaine, respectueuse des droits et de la dignité des individus qu'elle protège, avec des sanctions lourdes pour les fonctionnaires qui ne respectent pas ces règles déontologiques strictes.

Parmi les événements majeurs de la mandature, la crise des banlieues en novembre 2005 a été un événement à haut risque: 3 semaines d'incendies de voiture, de défis lancés par des délinquants aux forces de l'ordre, 3 semaines de chaos avec tous les risques de débordement dramatiques que cette situation induisait. Le bilan est qu'il n'y a eu aucun mort, quand à titre de comparaison, les émeutes de Los Angeles en 1992 avaient causé 55 morts et plus de 10 000 blessés. Nicolas Sarkozy s'est distingué par son attitude mesurée et sa détermination totale à maîtriser cette situation, il a été mobilisé en permanence pour éviter que les choses ne dégénèrent.

Sur un plan personnel, Nicolas Sarkozy a apprécié travailler au Ministère de l'Intérieur, avec les fonctionnaires de police. J'ai pu le constater directement en janvier lors de la présentation de ses voeux au Syndicat National des Officiers de Police, pendant laquelle il a fait un discours emprunt d'une émotion sincère.

Evidemment, il aurait pu faire plus, mais je ne pense pas me tromper en disant qu'aucun Ministre de l'Intérieur n'a été aussi résolument actif et efficace depuis 1981. Il a véritablement gagné sa stature d'homme d'Etat en prenant à bras le corps l'ensemble des problèmes qui se sont présentés à lui au cours de ces quatre années place Beauvau, en dirigeant avec une rigueur, une détermination et un sens du dalogue peu communs l'un des Ministères les plus difficiles de notre République.

Dorénavant, le candidat va pouvoir se consacrer entièrement à la campagne, après avoir servi la sécurité des Français jusqu'à un mois de l'élection.Nous entrons aujourd'hui dans la dernière ligne droite, et je souhaite bien entendu que le candidat Sarkozy, qui est de très loin le plus expérimenté des candidats à cette élection, fasse la course en tête jusqu'au bout.

Romain

21 mars 2007

Jacques Chirac officialise son soutien à Nicolas Sarkozy

Ci-dessous son intervention:

Avec le premier ministre, j'ai reçu ce matin le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur.

M. Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement lundi prochain, et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale. Je l'ai accepté.

Et cet entretien a été pour nous, pour le premier ministre et pour moi, l'occasion de saluer son travail, son engagement, ses résultats au ministère de l'Intérieur.

S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. Il y a cinq ans, j'ai voulu la création de l'UMP, et ceci pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée.

Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités.

C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien.

20 mars 2007

Innover c'est défendre notre économie

A l'heure où la mondialisation est inévitable, et bien qu'elle soit souvent présentée comme la nouvelle menace, il s'agit de composer avec plutôt que d'essayer de l'empêcher. Un constat s'impose: avec les évolutions que nous avons connues ces dernières années (technologies de communications, transports...) nos concurrents sont désormais mondiaux et non plus locaux comme cela pouvait être le cas auparavant. Tout comme eux qui se sont adaptés à cette nouvelle économie nous devons réagir.

Repenser notre positionnement sur la chaîne de valeur

Un élément n'est pas concurrençable pour le moment, il s'agit du savoir-faire, de l'expérience. Et c'est précisément cela qu'il faut valoriser et soutenir. La vérité c'est qu'il faut repenser notre positionnement sur la chaîne de valeur. Nos nouveaux concurrents savent certes fabriquer, assembler voire même malheureusement copier mais ils n'ont pas pour le moment notre capacité d'innovation, et notre savoir-faire. Ces compétences représentent un avantage concurrentiel non négligeable, à nous de saisir cette opportunité pour réagir. Quand on constate (tristement) qu'en 2006 seules 2200 entreprises, soit moins de 0,1% des PME, ont levé des fonds grâce au capital investment il est temps de tirer la sonette d'alarme. Libérons les énergies créatrices grâce à une politique forte de soutien à l'innovation et à nos TPE-PME qui représentent près de 95% des entreprises française. La mesure que propose Nicolas Sarkozy de déduire jusqu'à 50 000€ de ses impôts pour les redevables de l'ISF à condition de les investir dans des PME va clairement dans ce sens.

Tournons nous vers l'avenir au lieu de sans cesse regarder derrière nous. Notre société évolue, le monde qui nous entoure encore plus alors adaptons nous plutôt que d'attendre le jour où nous ne pourrons plus que nous lamenter sur notre sort. La défense de notre économie passe inévitablement par un soutien à l'innovation.

Hugues

Du soleil au Zénith

Dimanche 18 Mars, il est midi. Nous arrivons au Zénith de Paris pour le grand meeting des jeunes où plus de 10000 personnes sont attendues. A l'extérieur une immense foule est  rassemblée devant les portes dans une atmosphère de fête et d'union déjà palpable, et malgré une météo capricieuse certains attendront presque 2 heures pour pouvoir entrer et soutenir leur candidat. A l'intérieur l'ambiance est impressionnante, la salle est chauffée à blanc et des vagues de banderoles inondent l'espace. Les tribunes du Zénith sont une véritable palette de couleurs jaunes, rouges, vertes, oranges, bleues représentant toutes les régions de France. On aperçoit entre autres les jeunes des Ardennes, de Marseille, du Rhône, de l'Ile de France, du Bas-Rhin, de Bretagne...mais également des supporters espagnols, hongrois, belges ou encore croates.
Laurent Wauquiez, Linda Asmani et Fabien de Sans Nicolas prennent tour à tour la parole puis ce dernier annonce Nicolas Sarkozy qui s'avance au pupitre emprunt d'émotion mais semblant heureux et fier de pouvoir nous parler. A cet instant il pleut dehors mais dans la salle la chaleur monte, le soleil avait bel et bien rendez-vous au Zénith...
 
Pendant plus d'une heure Nicolas Sarkozy délivre un message d'amour, de solidarité et de liberté.
Il invite les jeunes à "rêver aujourd'hui, car le sens d'une vie d'adulte c'est de faire de sa vie la réalisation de ses rêves de jeunesse".
Il incite les jeunes à aimer car aimer c'est prendre des risques, s'engager, se construire et finalement "aimer c'est la seule chose qui compte vraiment".
Il s'engage à remettre la fraternité au coeur du projet républicain et "rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d'être Français, les mêmes rêves et les mêmes ambitions, qu'ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et les mêmes droits" . NS réaffirme aussi son idée de vouloir développer une discrimination positive à la française "fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux" . Enfin il propose un grand plan Marshall de la formation pour aider chaque jeune à trouver un emploi.
 
Fin du discours, NS se paie un petit bain de foule puis rejoint Faudel qui lui renouvelle son soutien, ensuite la fête continue plusieurs heures en musique avec la présence de Martin Solveig.
 
Je vous invite tous à regarder la video du meeting ou bien à lire le discours pour que nous puissions maintenant débattre ou simplement discuter des idées ou propos tenus par Nicolas Sarkozy.
 
Arnaud

19 mars 2007

Les jeunes avec Sarkozy


18mars
envoyé par Caro_D

C'est la vidéo qui annonçait le super meeting d'hier dans un Zénith plein à craquer, c'était un moment émouvant et festif de la campagne, avec un très beau discours sur la fraternité de notre candidat Nicolas Sarkozy.

Je laisserai Arnaud nous livrer ses impressions car c'était son premier meeting et il l'a vécu intensément!

Romain

18 mars 2007

Le vrai Bayrou


Bayrou Show1
envoyé par miky72

http://www.dailymotion.com/video/x1ceu6_bayrou-show1

13 mars 2007

Le pouvoir d'achat en question

La démonstration par la preuve (argumentaire officiel sur le pouvoir d'achat) qu'en matière de pouvoir d'achat, il n'y a pas photo entre les programmes:

"Pouvoir d'achat : la politique par la preuve !
Afin de redonner du pouvoir d'achat aux Français et de permettre à celui qui acceptera de travailler plus de gagner plus, Nicolas Sarkozy propose de rémunérer les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales, quelle que soit la taille des entreprises, et de les exonérer de charges sociales et fiscales.

Grâce à ces deux mesures, un salarié rémunéré au SMIC travaillant quatre heures supplémentaires par semaine (50 minutes de plus par jour de travail) pourra gagner 165 euros net de plus par mois, soit 1 980 euros net de plus par an.
La candidate socialiste propose quant à elle de porter le SMIC à 1 500 euros brut en cinq ans.
Cette proposition est en fait dérisoire car elle ne concerne que 20 pour cent des Français mais surtout elle est à peine plus élevée que l'évolution naturelle du SMIC.
Par rapport au niveau du SMIC en juillet 2006, cela représenterait une augmentation de 19%. Or, si le SMIC continue d'évoluer à son rythme actuel (2005/2006), il atteindra de lui-même 1 455 euros bruts en juillet 2011 (+ 16%). S'il évolue au rythme des augmentations de l'ensemble du quinquennat (2002-2006), il atteindra même 1 550 euros bruts (+ 23,5%), soit plus que la mesure proposée par la socialiste !
  Un salarié gagnant le SMIC a donc le choix entre :

Nicolas Sarkozy :
4 heures supplémentaires par semaine
= + 165 euros net par mois. = + 1 980 euros net par an. = + 9 900 euros net en cinq ans.

Le programme socialiste :
SMIC à 1 500 euros
= + 9 euros net par mois. = + 108 euros net par an. = + 540 euros net en cinq ans.

Différence en faveur des propositions de Nicolas Sarkozy :
= + 156 euros net par mois. = + 1 872 euros net par an. = + 9 360 euros net en cinq ans.

Quant au candidat centriste, il propose pour sa part de rémunérer les heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales, de compenser cette charge pour les entreprises en réduisant les charges sociales patronales, mais ne propose pas d'exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales pour les salariés. Le gain pour un salarié rémunéré au SMIC travaillant quatre heures de plus sera de 1 700 euros par an contre 1 980 dans le programme de Nicolas Sarkozy, soit 15% de plus pour Nicolas Sarkozy."

12 mars 2007

La nécessité des débats contradictoires

D'aucuns se plaignent depuis quelques semaines déja de l'atmosphère de la campagne: petites phrases, boules puantes, attaques en règle ont en effet émaillé le rendez-vous démocratique majeur de 2007. Une des raisons à cela me semble être l'absence de débats contradictoires entre les candidats. Jusqu'à présent, nous avons pu juger les candidats à l'élection suprême via différents prismes de plus ou moins bonne qualité: réponses aux questions d'un panel de Français sur TF1, débats sur France 2, interviews journalistiques classiques à la TV et à la radio, émissions plus orientées "people" (comme l'émission "5 ans avec..." de M6 dont j'ai particulièrement peu goûté le format mêlant autopromo, tentatives humoristiques hasardeuses et questions sans grand intérêt), émissions culturelles, articles de presse...

Le point commun de toutes ces occasions de juger les candidats qui se présentent devant nous? On ne les a encore vus défendre leurs positions que face à des intervieweurs ou des citoyens, pas encore entre eux de façon dialectique, ce qui mettrait les projets en perspective. On objectera ici ou là que l'exercice relève de l'élection du meilleur sophiste du moment, que la rhétorique est reine et que l'histoire ne retient au final que les petites phrases et non les grands projets (le fameux "monopole du coeur" de VGE...). Je préfère rester optimiste et penser aux avantages que les débats contradictoires induiront dans la qualité de la campagne:

  • Des candidats qui ont la possibilité de se répondre directement devant les Français devraient être moins enclins à communiquer par petites phrases interposées: le débat s'en trouvera grandi.
  • On peut juger de la capacité d'argumentation des candidats face à leurs adversaires. Cela permet de se faire une idée de la capacité d'écoute, d'analyse, de synthèse, de proposition de chaque futur Président potentiel, ayant à "arbitrer" (rôle constitutionnel majeur du Président de la République) le conseil des Ministres, et à représenter la France dans différentes instances internationales où les intérêts divergent et où ceux de la France doivent être portés d'une voix forte par une personnalité rompue au dialogue, capable de convaincre et d'emporter les adhésions par la pertinence de ses propositions.
  • Sur le fond, chacun aura l'occasion de proposer ses solutions face à celles des autres candidats sur chacune des grandes thématiques de la campagne, et les électeurs, notamment les 40% estimés qui ne savent pas encore pour qui ils voteront les 22 avril et 6 mai prochains, y gagneront une vraie vision comparative entre les propositions de fond.

Je lis ici ou là, notamment dans les commentaires de ce blog, le rejet d'une politique exclusivement partisane. Je soutiens Nicolas Sarkozy et souhaite ardemment le voir accéder au poste de Chef de l'Etat, mais je souhaite encore plus qu'une majorité des Français encore indécis le suivent en conscience dans la politique qu'il leur propose. Pour cela, j'espère que les débats entre candidats leur permettront de se forger une opinion, en jugeant sur pièce les personnalités et leur façon de défendre leurs projets respectifs les uns en face des autres, directement et sans filtre.

Romain

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Debat Sarkozy