Renouons avec l'envie de réussir
Je veux donner mon sentiment sur les contestations en cascade des chiffres du chômage présentés ce matin, et plus largement sur un mal bien français: l'autoflagellation.
Au delà du fond du problème des chiffres du chômage - le chômage est trop élevé en France, personne ne remet en cause ce constat- il serait de bon ton de ne pas constamment dire que tout va mal, même quand il semblerait que cela ne soit pas le cas.
Sur la mesure du chômage, personne ne sera jamais d'accord.Tout dépend de la caractérisation initiale du statut de chômeur, de la méthode de calcul, d'un ensemble de paramètres qui en eux mêmes divisent partis politiques et syndicats. Cependant, à lire les réactions des uns et des autres ce matin, on est en droit de leur opposer une fin de non recevoir. La phrase type prononcée par l'opposition ce matin était "Les chiffres sont forcément faux, puisqu'ils sont en contradiction avec la réalité du terrain". Pourquoi accorderait-on plus de crédit au sentiment subjectif desdits élus plutôt qu'à la mesure du chômage par l'ANPE, l'INSEE ou le BIT? Quelle est leur légitimité par rapport à ces organismes nationaux et supra nationaux dont la mesure est le métier?
La France a bénéficié en 2006 d'un léger regain de croissance par rapport aux prévisions, et des efforts ont été fournis par le gouvernement pour développer dans les régions des pôles de compétitivité vecteurs d'emplois, en particulier dans le domaine des services à la personne, qui seront un important vivier d'emplois pour les années à venir. Des signes montrent que, mieux pilotée, notre économie est capable de créer du travail. A quoi bon dénigrer des signaux qui montrent une possible embellie? Cela donne-t-il du travail à nos concitoyens? Que cela nous apporte-t-il, hormis le fait d'aggraver encore le climat de déclin qui règne dans notre pays, et de donner une fois encore à l'étranger le visage d'une France immobile, qui refuse jusqu'aux propres signes d'amélioration de son économie? En clair, à qui profite le crime, sinon à ceux qui n'ont jamais rien fait contre le chômage, à part partager le temps de travail, i.e. partager la pauvreté sans créer d'emplois?
A croire que parfois, la France préfère faire pitié qu'envie...
Pour élargir le débat, on a souvent entendu des habitants des quartiers qui ont connu des émeutes à l'automne 2005 dire "On en a marre d'être stigmatisés, on parle de nous uniquement quand ça va mal et on ne présente jamais ce qui va bien". On peut facilement comprendre ce cri du coeur, mais il est malheureusement un fait avéré en France que l'on a du mal à célébrer la réussite, quand on pointe immédiatement du doigt ce qui ne va pas. Tel jeune de banlieue crée sa société? On ne parlera pas de lui si, le jour de la création, une agression a eu lieu dans un autre quartier de banlieue. Un grand patron gagne des marchés à l'étranger en développant l'emploi en France? On en entendra bien peu parler, sauf pour critiquer sa rémunération, ses stocks options, que sais-je encore.
Manifestement, la France a toujours un problème avec la réussite, et c'est peut être ce qui caractérise le plus dramatiquement la pente du déclin sur laquelle elle se trouve.
Au coeur de la rupture que propose Nicolas Sarkozy, il y a au contraire la célébration de la réussite: donner à chacun le goût, le désir, l'ambition de réussir, et en finir avec la repentance, l'autoflagellation, le négativisme qui minent notre pays depuis si longtemps. Bercés par les sirènes de l'assistanat à la sauce PS, trop de nos compatriotes ont perdu l'espoir, vital, de penser que par leur travail, ils pourront se réaliser, assurer une vie meilleure à leurs enfants, construire des jours heureux. Le programme de Nicolas Sarkozy tout entier est tourné vers cet idéal selon lequel chacun doit pouvoir se réaliser par son travail. Tout le monde ne naît pas avec les mêmes chances: celui qui a moins doit bénéficier de plus d'aides pour compenser son écart avec celui qui a tout, c'est le principe de la discrimination positive à la française, basée avant tout sur la méritocratie. Le travail est au coeur de ce projet: sous l'impulsion de Jean Louis Borloo, Nicolas Sarkozy propose un grand plan Marshall dans les quartiers populaires, pour proposer des formations qualifiantes aux jeunes en difficulté, afin de donner à chacun la possibilité de retrouver un emploi. Une meilleure rémunération des heures supplémentaires, des encouragements à la création d'entreprises (notamment en libérant les financements de PME: exonération de l'ISF jusqu'à 50 000€ si ce montant est investi dans une PME française), un effort pour la recherche, pour les Universités, qui sont autant d'investissements directs dans les emplois de demain, vont dans ce sens.
Si l'on s'en tient à la philosophie générale des programmes présidentiels, celui de Nicolas Sarkozy est le seul à remettre l'ambition de réussir pour chaque Français au premier plan. Les 22 Avril et 6 Mai, il ne tient qu'aux électeurs de voter pour une France qui veut croire en son avenir et se donner de nouveau les moyens de réussir, plutôt que pour la France de l'immobilisme et de la résignation.
Romain






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