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Soutenir Nicolas Sarkozy lors du deuxième tour des élections présidentielles devrait être le choix des personnes qui ont soutenu François Bayrou lors du premier tour. Je ne parle pas ici des électeurs ayant ralliés le troisième homme pour voter contre un ou plusieurs candidats mais bien de ceux qui annoncent l'avoir suivi pour ses idées.
Comparons un instant les deux programmes. Ainsi que Jean-Pierre Raffarin l'explique dans une
interview parue ce matin, sur les 18 points de la profession de foi du candidat centriste
seuls deux diffèrent dans le programme de Nicolas Sarkozy:
- Introduction de la proportionnelle aux législatives
- Référendum sur l'Europe
Si vous souhaitez débattre plus sur ces points de divergence ou si vous souhaitez tout simplement débattre pour mieux comprendre pourquoi le programme de Nicolas Sarkozy n'est pas si différent de celui de l'UDF je vous invite à vous rendre ici: www.ledebatudfump.com
D'autre part comment voter pour Ségolène Royal qui, la semaine dernière, expliquait que François Bayrou n'avait pas de programme tandis qu'aujourd'hui elle tente de faire croire à des idées communes? De plus comment la candidate du PS arrivera-t-elle à faire le pont, il serait d'ailleurs plus préférable d'évoquer un viaduc, entre des sensibilités allant du trotskysme jusqu'au centre?
Enfin, preuve que le soutien à Nicolas Sarkozy n'est pas incompatible avec l'appartenance politique UDF, déjà plus de la moitié des députés du parti centriste ont annoncé leur ralliement.
Hugues
Voici un extrait de l'interview d'hier de Nicolas Sarkozy parue dans le Monde (l'interview intégrale ici), extrait qui me semble particulièrement concret et révélateur du volontarisme de notre candidat:
"Comment organiseriez-vous votre première semaine de président ?
Je proposerai, le premier jour, aux partenaires sociaux, quatre conférences pour septembre. La première portera sur l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. Les entreprises auront deux ans pour la réaliser. Après, l'inspection du travail transmettra au parquet les cas de discrimination.
Deuxième discussion : la flexisécurité, avec l'adoption du contrat de travail unique, le nouveau service public de l'emploi, la hausse des indemnisations des chômeurs, mais aussi la réduction de la durée de la procédure de licenciement.
Troisième chantier, l'amélioration des conditions de travail et la lutte contre le stress.
Enfin, la démocratie sociale, que j'aimerais renouveler comme on l'a fait pour la politique. Cela veut dire liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles, aide au financement des syndicats, sanctuarisation pendant quelques mois de la négociation entre partenaires sociaux, pour que le législateur n'intervienne qu'en cas d'échec. L'objectif est d'aboutir fin 2007.
Vous reportez la loi sur le service minimum ?
Si le ministre des transports et les syndicats se mettent d'accord, il n'y a pas besoin de loi. Sinon, il y aura un projet de loi dès l'été.
En juillet, je proposerai l'instauration de peines planchers sévères pour les multirécidivistes. Les mineurs multirécidivistes entre 16 et 18 ans seront punis comme les majeurs.
Je proposerai l'interdiction de la sortie de prison à tout délinquant sexuel qui ne se soumettrait pas à un traitement médical et à un système de pointage tous les quinze jours. Je souhaite la création d'un hôpital-prison dans chaque région : la prison n'est pas faite pour les gens atteints de maladies psychiatriques
Et ensuite ?
Ma deuxième journée sera consacrée à la préparation d'un Grenelle de l'environnement, avec les ONG, les industriels et les partenaires sociaux, car je n'oppose pas l'écologie au social.
Sur les OGM, je suis pour la recherche, mais, à ce stade, contre la production commerciale. Je prendrai les décisions après un débat transparent, éclairé par les scientifiques. Mais pas question de commencer par un moratoire sur les cultures en plein champ ! Ce serait fermer le débat.
L'instauration d'une taxe sur le carbone et la création d'une fiscalité écologique seront à l'ordre du jour. J'aurai, à ce moment, annoncé les frontières du nouveau ministère du développement durable, qui intégrera l'eau, l'énergie, les transports."
Pour aller un peu plus loin dans le programme de la première année, voici ce qui figure à l'agenda 2007 si Nicolas Sarkozy est élu dimanche 6 Mai:
- Vous gagnerez 165 euros de plus par mois
si vous êtes rémunéré au SMIC et que vous acceptez de travailler 50 minutes
de plus par jour ;
- Vous pourrez donner de l'argent sans
contrainte et en franchise d'impôts à vos enfants, vos petits-enfants, vos
neveux et nièces;
- Vous pourrez accéder à la propriété et
déduire de vos impôts les intérêts de vos emprunts immobiliers ;
- Vous ne payerez jamais plus de 50% de vos
revenus en impôts directs ;
- Vous pourrez investir votre ISF dans des
PME ;
- Vous pourrez cumuler un emploi et votre
retraite ;
- Vos enfants ne paieront plus d'impôt sur
leur travail étudiant, les stages d'été, etc.
- Vous pourrez débloquer une partie de vos
réserves de participation ;
- Vous ne subirez plus les grèves dans les
services publics grâce au service minimum garanti ;
- Vous pourrez choisir l'école de vos
enfants (à raison de 20% des effectifs pour la rentrée 2007) ;
- Vos enfants fréquenteront une école plus
autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où
l'on se lève quand le professeur entre dans la classe ;
- Si vous le souhaitez, vos enfants auront
le droit à des études dirigées tous les soirs ;
- Si vous cherchez un emploi, vous
bénéficierez de l'aide efficace d'un service public de l'emploi unifié, qui
intervient tout de suite et vous suit régulièrement jusqu'à ce que vous ayez
trouvé un emploi ;
- En cas de licenciement économique, vous
garderez votre contrat de travail, qui sera transféré au service public de
l'emploi, et 90% de votre salaire. Vous aurez la possibilité de suivre une
formation ou d'essayer un nouvel emploi ;
- Vos enfants ne subiront plus la précarité du
marché du travail, car ils bénéficieront dès le départ d'un contrat unique à
durée indéterminée ;
- Si vous êtes étudiant, enseignant ou
chercheur, vous pourrez créer votre entreprise à partir de votre université
et vous bénéficierez d'une franchise d'impôts ;
- Dans les quartiers difficiles, les enfants sans qualification suivront une formation qualifiante depuis la rentrée
Romain
Dans l'entre deux tours que nous vivons actuellement, il est un phénomène qui frappe particulièrement tout observateur, même particulièrement myope: le dénigrement, les coups sous la ceinture, et même bien souvent la diffamation, sont au coeur de la stratégie anti-sarko menée par le parti socialiste et ses amis d'extrême gauche.
Je ne compte certainement pas m'abaisser à répondre par le menu à l'ensemble des calomnies colportées ici ou là, sur le web notamment, par des mailings massifs, par voie de presse, quand elles ne sont pas directement collées sur les affi ches officielles de notre candidat: ce serait donner bien trop d'importance à ceux qui en sont à l'origine. En revanche, je souhaite apporter une réponse à l'une des critiques les plus abondamment dirigées contre Nicolas Sarkozy: il est "l'ami des puissances financières et des patrons de presse"
Sur les puissances financière et la suspicion supposée qu'engendre le fait d'en être l'ami: je n'ai encore jamais entendu d'argument aussi incongru que celui-ci, et il rejoint dans un sens directement l'article que j'avais publié il y a quelques temps sur la réussite, que je souhaite voire redevenir une valeur centrale pour chaque Français. En France, je regrette que la réussite soit toujours suspectée de s'accompagner de la manipulation du peuple, de l'asservissement du salarié, dans une dialectique marxiste terriblement datée pour être gentil, nauséabonde pour mieux refléter le fond de ma pensée. Ce raisonnement biaisé et simpliste arrive à porter le discrédit sur ceux qui "ont le malheur" d'être amis avec les grands patrons de ce pays, eux qui représentent le mal personnifié pour une large partie de la gauche. Voila un point de clivage profond entre la gauche et la droite: la droite croit au travail comme valeur de libération, d'émancipation de l'individu; la gauche voit le travail au mieux comme un mal nécessaire, plus exactement comme une contrainte à progressivement diminuer au maximum car il aliène l'individu (cf les RTT). Je suis pour ma part très favorable à un Président qui connaît les plus grands patrons de notre pays, car ils créent de l'emploi, de la richesse, et contribuent à la puissance de la France dans le Monde. En outre, un Président qui a simultanément le courage de fustiger les patrons voyous et de proposer l'interdiction des golden parachutes dès juillet 2007 s'il est élu, me semble au dessus De tout soupçon de collusion avec qui que ce soit.
Sur la capacité fantasmée de Nicolas Sarkozy à controler la presse:"on" compare parfois Sarkozy à Berlusconi, ce qui paraît quand même curieux: le premier est avocat, le second est le premier patron de presse Italien...Le premier ne détient pas la moindre part ne serait ce que dans le quotidien régional au plus faible tirage de France, le second détient la majorité des medias Italiens. Or on voudrait faire croire aux plus crédules des électeurs qu'en vertu de ses amitiés, notamment avec Martin Bouygues, Nicolas Sarkozy bénéficierait d'un contrôle sur les medias qu'il manipulerait à loisir. J'ai envie de dire: qu'est ce que ça serait s'il ne les controlait pas?! Le Canard Enchainé ou Marianne par exemple ne me semblent pas avoir été frappés d'une quelconque censure.
Les critiques des anti sarko ne sont fondées finalement que sur le fantasme et l'incantation, les "on dit" et la colportation de rumeurs. Sur le projet, nos opposants socialistes sont bien plus timides...Eric Besson a d'ailleurs expliqué courageusement à la tribune lors du meeting de Dijon les coulisses de la campagne de diabolisation de Sarko orchestrée par un PS qui savait bien ne pouvoir gagner sur ses seules idées.
A certains de mes amis "apolitiques de gauche" qui me ressassent sans cesse les mêmes qualificatifs outranciers au sujet de Nicolas Sarkozy (dictateur, facho et autres propos du même tonneau, tout en nuances...), je réponds toujours qu'au delà de l'incantation, j'aimerais qu'ils justifient des accusations aussi graves, par la preuve avérée et non par les calomnies colportées ici ou là. Silence radio. Une fois calmés, ce qui peut prendre du temps avec de tels rhéteurs, je leur propose de m'exposer leur projet pour la France, et de débattre proposition contre proposition. Re-silence radio...
J'en conclus que la liberté de pensée n'est pas là où ils croient. Beaucoup fustigent ce qu'ils appellent de "l'embrigadement", un prétendu "culte de la personnalité", là où ils ne voient pas que c'est à un projet de société que nous adhérons, et que nous soutenons un candidat qui nous a convaincu qu'il était le meilleur pour notre pays. Ils ne se rendent pas compte que la haine dont ils accusent si souvent Sarko est une chimère, quand la leur à l'égard de tous ceux qui le soutiennent est bien réelle (quel beau projet que d'être "anti" quelqu'un...).
Nicolas Sarkozy veut être le Président de tous les Français, y compris ceux qui n'auront pas voté pour lui: il a l'intelligence de ne pas s'abaisser au niveau de ses opposants, de ne pas inciter à voter "contre Ségolène Royal" ou pour lui faire barrage, mais demande à tous ceux qui croient en son projet de s'y rallier, sans se renier, et en hommes libres, afin de construire tous ensemble une société rassemblée. C'est pour moi une différence fondamentale avec le fait d'inciter à voter contre celui ou celle qui est face à vous au second tour...
Romain
Par leur vote massif de dimanche, les Français ont exprimé leur souhait ardent de se réapproprier l'espace politique, et de ne rien laisser au hasard. C'est une victoire pour la démocratie, pour la France, et le net recul de l'extrême droite nous donne par ailleurs une joie supplémentaire. Quelques réflexions sur ce premier tour et sur la campagne pour le deuxième:
Les électeurs ont voté en masse lors de ce premier tour de scrutin, et ils devraient être nombreux également à se prononcer lors du deuxième tour. Nous sommes plus motivés que jamais pour soutenir Nicolas Sarkozy entre les deux tours, et pour convaincre un maximum d'électeurs de la pertinence de son projet pour la France. Nous le ferons face à la campagne anti Sarko déja démarrée sur les chapeauax de roues par tous ses adversaires, campagne nourrie par la haine que leur inspire celui qui a le courage de faire le bon diagnostic pour la France, et proposer des solutions pragmatiques. De Montebourg à Besancenot, de Laguiller à Buffet (que d'extrême gauche dans notre pays...) ils se succèdent déja sans relâche pour agiter l'étendard de la peur, des fantasmes et de l'incantation, plutôt que de combattre sur le terrain des idées sur lequel ils semblent bien moins à l'aise.
Nous nous préparons depuis fort longtemps à cette bataille dans laquelle plus nos adversaires attaquent le projet de notre candidat, et plus nous défendons son projet pour la France; plus ils sont dans le flou et la manipulation de l'opinion par les moyens les plus vils et les diffamations les plus outrancières, plus nous pousseront avec toute la force de nos convictions l'espoir d'un avenir rénové pour notre pays, en nous positionnons toujours sur le terrain des idées et non par le dénigrement de Ségolène Royal. Leur seul projet est de battre Sarko? Le seul projet de Sarko sera de faire gagner la France.
Les attaques contre Sarkozy vont encore aller bon train, et chacun se fera son opinion sur ces méthodes. Il est en revanche un rendez-vous qu'aucun électeur attaché à la notion même de démocratie ne peut pas manquer: le débat du mercredi 2 mai entre les deux candidats, à 21h.
Romain
Alors que l'on entends monter le "tout sauf Sarkozy" j'aimerai lancer un message aux électeurs.
Ne vous laissez pas prendre au jeu! Si vous êtes encore indécis intéressez-vous au débat de fond et aux projets de sociétés des candidats sans céder à la caricature excessive. Si vous êtes déjà de notre bord ne vous laissez pas non plus tenter par ce type d'argumentaire pour vous opposer à Ségolène Royale cela ne ferait qu'abaisser le niveau du débat.
Ainsi que Nicolas Sarkozy l'a expliqué lors de son discours à la salle Gaveau, place désormais au débat d'idées.
Appeler à voter contre quelqu'un (et même pas contre ses idées), et il faut l'avouer, par idéologie, sans même soutenir un programme est un signe de faiblesse. Où sont donc les grandes leçons de démocraties que ces personnes n'ont eu cesse de distiller tout au long de la campagne?
Hugues
Ci-dessous l'intégralité du discours de Nicolas Sarkozy à la suite des résultats du premier tour.
Vous pouvez également le télécharger ici
.
La vidéo est également disponible ici.
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Mes chers compatriotes,
Ce soir, le peuple français s'est exprimé. Il l'a fait avec clarté.
Après tant de scrutins marqués par la montée de l'abstention, ce premier tour de l'élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.
En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d'aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.
Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu'il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d'idées. Les Français l'attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu'il soit dénaturé.
Aux 11 millions d'électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu'ils se sont reconnus dans les idées que j'ai exprimées, je veux dire merci du fond du coeur. Ils m'ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.
Tout au long de la campagne, j'ai souhaité m'adresser à tous les Français au-delà des partis. J'ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.
J'ai voulu mettre au coeur de la politique des valeurs comme l'identité nationale, l'autorité, le travail, le mérite. J'ai voulu parler de morale. J'ai proposé la revalorisation du travail, l'école de l'excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J'ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d'accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.
Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n'y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l'avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.
Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.
Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l'exclusion. Je veux leur redonner le goût d'entreprendre, d'innover, le goût de l'aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.
Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu'elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu'une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l'espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n'a plus de force on reconnaît la dignité de l'homme et du citoyen.
Je veux m'adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l'objectif c'est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu'une chose : rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français, celui d'une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n'aura plus peur de l'autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.
Cette France fraternelle, c'est celle qui m'a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j'invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s'unir à moi pour qu'ensemble nous puissions la bâtir.
Vive la République !
Vive la France !
Voilà à mon sens pourquoi les personnes qui se disent centristes ne devraient pas voter Bayrou mais plutôt soutenir l'UMP:
- Comme le souligne Romain dans la note précédente l'UDF a voté pour la trés grande majorité des lois proposées par l'UMP.
- Des personnalités comme Santini, Blanc, de Robien venant de l'UDF se rangent derrière le candidat de l'UMP, assumant la ligne de conduite adoptée lors de ces dernières années.
- Cela ne remet pas en compte d'ailleurs le centrisme puisqu'eux même annoncent vouloir mettre en place une nouvelle formation centriste (mais cette fois sans Bayrou) après les élections.
- François Bayrou n'obtiendra pas de majorité sur laquelle s'appuyer lors des législatives et devra gouverner face à deux majorités ayant des projets de sociétés totalement différents.Comment réformer dans cette situation?
Hugues
Histoire de faire réfléchir les électeurs sur la "nouvelle façon de faire de la politique" de François Bayrou, voici une petite sélection des lois UMP votées par l'UDF entre 2002 et 2007:
2002
- Juillet: déclaration de politique générale de Raffarin
- Octobre: loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l'emploi
- Novembre: budget 2003 du gouvernement Raffarin
2003
- Janvier: loi Sarkozy sur la sécurité intérieure
- Avril: loi permettant au gouvernement de légiférer par ordonnances
- Juillet: loi Fillon sur les retraites
- Novembre: loi sur le RMI instaurant un "Revenu Minimum d'Activité"
2004
- Avril: déclaration de politique générale de Raffarin, loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie
- Juin: loi sur le handicap (avec suppression du lundi de Pentecôte)
- Novembre: budget 2005 du gouvernement
- Décembre: loi de cohésion sociale (loi Borloo)
2005
- Mars: loi Ollier sur l'organisatiion du temps de travail en entreprise
- Mai: loi sur l'ouverture desservices postaux à la concurrence (transposition de directive européenne)
- Octobre: loi d'orientation agricole
- Novembre: loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers
- Décembre: loi sur le retour à l'emploi
2006
- Janvier: loi sur le logement
- Mai: loi sur l'eau et les milieux aquatiques
Je n'ai pas repris toutes les lois UMP votées par Bayrou, mais certaines parmi les plus significatives; quand j'entends des gens me dirent que Nicolas Sarkozy fait partie de l'équipe sortante et qu'il ne peut incarner la rupture, je leur réponds avec son bilan à l'Intérieur, à l'économie, et je reste toujours solidaire du bilan global du gouvernement, qui doit aller plus loin, ce que le programme de Nicolas Sarkozy permettra, j'en suis convaincu.
Mais aux militants UDF qui viennent me dire que seul leur candidat peut incarner la rupture, et envisagent aujourd'hui de s'allier avec la gauche, pour trouver les mêmes strapontins que ceux qu'ils ont eu à droite, je leur dis qu'ils font fausse route. Les centristes historiques, Veil, Santini, Blanc, n'ont pas oublié avec quelles voix l'UDF était élue, de quelles idées leur parti se réclamait, et, plus important, où était l'intérêt de la France.
Se désolidariser d'un gouvernement dont on a voté une immense majorité de textes, faire campagne contre Nicolas Sarkozy après avoir voté toutes ses lois, et proposer dans le même temps un programme caractérisé par son imprécision et ses maladresses, dans lequel on décidera de presque tout après l'élection, me paraît être la meilleure proposition faite aux Français de signer un chèque en blanc. Je le dis comme je le pense: clairement opposé aux propositions du parti socialiste, je peux néanmoins concevoir que l'on ait des convictions de gauche. Je ne comprends en revanche toujours pas comment on peut se rallier au programme de François Bayrou, qui conjugue opportunisme et stratégie électoraliste par un jeu d'alliances qui se dessine, avec comme seul programme sous jacent le "tout sauf Sarko".
Romain
Un portrait de la candidate socialiste intitulé "Ségolène Royal, apôtre d'une nation de victimes", par John Vinocur.
Un extrait pour vous donner envie de lire l'article complet:
"Aujourd'hui il est toujours aussi ardu de résumer le projet de Ségolène Royal pour la France en 100 mots au dos d'une carte de visite. Ses 100 propositions équivalent à une sorte de pointillisme qui n'aurait pas trouvé une main unifiante et conceptualisante. Parallèlement à ce fourre-tout difficilement lisible, son incapacité à redéfinir une image concise et vendable de sa personnalité constitue un aspect curieux et inattendu de sa campagne. Quand on émet des doutes sur sa compétence - problème qui ne s'est jamais posé pour Merkel, Thatcher ou Hillary Clinton -, Royal écarte la question d'un haussement d'épaules en prétendant qu'elle est la cible d'un monde hostile et macho."
Romain
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