La victoire de la démocratie
Par leur vote massif de dimanche, les Français ont exprimé leur souhait ardent de se réapproprier l'espace politique, et de ne rien laisser au hasard. C'est une victoire pour la démocratie, pour la France, et le net recul de l'extrême droite nous donne par ailleurs une joie supplémentaire. Quelques réflexions sur ce premier tour et sur la campagne pour le deuxième:
- Le phénomène Bayrou est conséquent, il a triplé son pourcentage d'électeurs par rapport à l'élection présidentielle de 2002. Ceci ne traduit selon moi pas tant un véritable vote d'adhésion qu'un vote de rejet des deux grands partis et de ce qui est vécu par certains comme une bipolarisation de la politique française, sinon réelle, du moins médiatique. Je persiste à penser qu'une partie des électeurs de François Bayrou a pu voter pour JM Le Pen dans le passé, ces électeurs qui ne partagent pas les idées d'extrême droite mais ont pu avoir un réflexe de vote sanction à l'égard du PS et de l'UMP
- Ségolène Royal, en se plaçant en seconde position, bénéficie du report des voix de l'ensemble de l'extrême gauche, là encore pas par idéologie car lesdits partis d'extrême gauche n'ont cessé de fustiger la "droitisation" du PS, mais pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
- Le score de Nicolas Sarkozy est un excellent score, qui marque un net écart avec sa poursuivante. On entend ici ou là dire que le recul de Le Pen a bénéficié à l'UMP, je ne peux pour ma part que m'en réjouir et je l'explique. Si je suis persuadé que certains électeurs qui ont voté FN ont voté Bayrou pour des raisons contestataires, je pense que d'autres anciens électeurs FN sont revenus dans les rangs du parti républicain de droite, l'UMP, car son candidat a eu le courage de traiter en républicain des thèmes chers à beaucoup de Français: l'identité nationale, l'immigration, le mérite, l'effort, les devoirs envers sa patrie, qu'on en soit un fils de naissance ou qu'on aspire à la rejoindre. Il a ainsi prouvé qu'il y avait une réponse modérée à apporter à ces questions, on ne peut que s'en féliciter, et le remercier d'avoir ainsi fédéré plus de 31% des électeurs, avec une participation record.
Les électeurs ont voté en masse lors de ce premier tour de scrutin, et ils devraient être nombreux également à se prononcer lors du deuxième tour. Nous sommes plus motivés que jamais pour soutenir Nicolas Sarkozy entre les deux tours, et pour convaincre un maximum d'électeurs de la pertinence de son projet pour la France. Nous le ferons face à la campagne anti Sarko déja démarrée sur les chapeauax de roues par tous ses adversaires, campagne nourrie par la haine que leur inspire celui qui a le courage de faire le bon diagnostic pour la France, et proposer des solutions pragmatiques. De Montebourg à Besancenot, de Laguiller à Buffet (que d'extrême gauche dans notre pays...) ils se succèdent déja sans relâche pour agiter l'étendard de la peur, des fantasmes et de l'incantation, plutôt que de combattre sur le terrain des idées sur lequel ils semblent bien moins à l'aise.
Nous nous préparons depuis fort longtemps à cette bataille dans laquelle plus nos adversaires attaquent le projet de notre candidat, et plus nous défendons son projet pour la France; plus ils sont dans le flou et la manipulation de l'opinion par les moyens les plus vils et les diffamations les plus outrancières, plus nous pousseront avec toute la force de nos convictions l'espoir d'un avenir rénové pour notre pays, en nous positionnons toujours sur le terrain des idées et non par le dénigrement de Ségolène Royal. Leur seul projet est de battre Sarko? Le seul projet de Sarko sera de faire gagner la France.
Les attaques contre Sarkozy vont encore aller bon train, et chacun se fera son opinion sur ces méthodes. Il est en revanche un rendez-vous qu'aucun électeur attaché à la notion même de démocratie ne peut pas manquer: le débat du mercredi 2 mai entre les deux candidats, à 21h.
Romain



Commentaires