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26 avril 2007

Quelques réflexions pour les anti sarko primaires

Dans l'entre deux tours que nous vivons actuellement, il est un phénomène qui frappe particulièrement tout observateur, même particulièrement myope: le dénigrement, les coups sous la ceinture, et même bien souvent la diffamation, sont au coeur de la stratégie anti-sarko menée par le parti socialiste et ses amis d'extrême gauche.

Je ne compte certainement pas m'abaisser à répondre par le menu à l'ensemble des calomnies colportées ici ou là, sur le web notamment, par des mailings massifs, par voie de presse, quand elles ne sont pas directement collées sur les affi ches officielles de notre candidat: ce serait donner bien trop d'importance à ceux qui en sont à l'origine. En revanche, je souhaite apporter une réponse à l'une des critiques les plus abondamment dirigées contre Nicolas Sarkozy: il est "l'ami des puissances financières et des patrons de presse"

Sur les puissances financière et la suspicion supposée qu'engendre le fait d'en être l'ami: je n'ai encore jamais entendu d'argument aussi incongru que celui-ci, et il rejoint dans un sens directement l'article que j'avais publié il y a quelques temps sur la réussite, que je souhaite voire redevenir une valeur centrale pour chaque Français. En France, je regrette que la réussite soit toujours suspectée de s'accompagner de la manipulation du peuple, de l'asservissement du salarié, dans une dialectique marxiste terriblement datée pour être gentil, nauséabonde pour mieux refléter le fond de ma pensée. Ce raisonnement biaisé et simpliste arrive à porter le discrédit sur ceux qui "ont le malheur" d'être amis avec les grands patrons de ce pays, eux qui représentent le mal personnifié pour une large partie de la gauche. Voila un point de clivage profond entre la gauche et la droite: la droite croit au travail comme valeur de libération, d'émancipation de l'individu; la gauche voit le travail au mieux comme un mal nécessaire, plus exactement comme une contrainte à progressivement diminuer au maximum car il aliène l'individu (cf les RTT). Je suis pour ma part très favorable à un Président qui connaît les plus grands patrons de notre pays, car ils créent de l'emploi, de la richesse, et contribuent à la puissance de la France dans le Monde. En outre, un Président qui a simultanément le courage de fustiger les patrons voyous et de proposer l'interdiction des golden parachutes dès juillet 2007 s'il est élu, me semble au dessus De tout soupçon de collusion avec qui que ce soit.

Sur la capacité fantasmée de Nicolas Sarkozy à controler la presse:"on" compare parfois Sarkozy à Berlusconi, ce qui paraît quand même curieux: le premier est avocat, le second est le premier patron de presse Italien...Le premier ne détient pas la moindre part ne serait ce que dans le quotidien régional au plus faible tirage de France, le second détient la majorité des medias Italiens. Or on voudrait faire croire aux plus crédules des électeurs qu'en vertu de ses amitiés, notamment avec Martin Bouygues, Nicolas Sarkozy bénéficierait d'un contrôle sur les medias qu'il manipulerait à loisir. J'ai envie de dire: qu'est ce que ça serait s'il ne les controlait pas?! Le Canard Enchainé ou Marianne par exemple ne me semblent pas avoir été frappés d'une quelconque censure.

Les critiques des anti sarko ne sont fondées finalement que sur le fantasme et l'incantation, les "on dit" et la colportation de rumeurs. Sur le projet, nos opposants socialistes sont bien plus timides...Eric Besson a d'ailleurs expliqué courageusement à la tribune lors du meeting de Dijon les coulisses de la campagne de diabolisation de Sarko orchestrée par un PS qui savait bien ne pouvoir gagner sur ses seules idées.

A certains de mes amis "apolitiques de gauche" qui me ressassent sans cesse les mêmes qualificatifs outranciers au sujet de Nicolas Sarkozy (dictateur, facho et autres propos du même tonneau, tout en nuances...), je réponds toujours qu'au delà de l'incantation, j'aimerais qu'ils justifient des accusations aussi graves, par la preuve avérée et non par les calomnies colportées ici ou là. Silence radio. Une fois calmés, ce qui peut prendre du temps avec de tels rhéteurs, je leur propose de m'exposer leur projet pour la France, et de débattre proposition contre proposition. Re-silence radio...

J'en conclus que la liberté de pensée n'est pas là où ils croient. Beaucoup fustigent ce qu'ils appellent de "l'embrigadement", un prétendu "culte de la personnalité", là où ils ne voient pas que c'est à un projet de société que nous adhérons, et que nous soutenons un candidat qui nous a convaincu qu'il était le meilleur pour notre pays. Ils ne se rendent pas compte que la haine dont ils accusent si souvent Sarko est une chimère, quand la leur à l'égard de tous ceux qui le soutiennent est bien réelle (quel beau projet que d'être "anti" quelqu'un...).

Nicolas Sarkozy veut être le Président de tous les Français, y compris ceux qui n'auront pas voté pour lui: il a l'intelligence de ne pas s'abaisser au niveau de ses opposants, de ne pas inciter à voter "contre Ségolène Royal" ou pour lui faire barrage, mais demande à tous ceux qui croient en son projet de s'y rallier, sans se renier, et en hommes libres, afin de construire tous ensemble une société rassemblée. C'est pour moi une différence fondamentale avec le fait d'inciter à voter contre celui ou celle qui est face à vous au second tour...

Romain

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Commentaires

Eric Besson est tout sauf courageux...

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