Le projet de Nicolas Sarkozy

05 mai 2007

Dernière ligne droite

Le Parisien a publié hier soir à 21H30 sur son site web une interview de Nicolas Sarkozy, l'ultime avant le second tour.

Celle-ci n'a pas été publiée sur la version papier pour des raisons de respect de fin de campagne officielle hier soir. Le quotidien s'en explique d'ailleurs en toute franchise ici.

Dans cette interview Nicolas Sarkozy revient sur les dernières attaques de la candidate socialiste à son égard, sur la campagne bien sûr et enfin sur la manière dont il compte entammer son mandat présidentiel s'il est élu.

Hugues

26 avril 2007

Quelques réflexions pour les anti sarko primaires

Dans l'entre deux tours que nous vivons actuellement, il est un phénomène qui frappe particulièrement tout observateur, même particulièrement myope: le dénigrement, les coups sous la ceinture, et même bien souvent la diffamation, sont au coeur de la stratégie anti-sarko menée par le parti socialiste et ses amis d'extrême gauche.

Je ne compte certainement pas m'abaisser à répondre par le menu à l'ensemble des calomnies colportées ici ou là, sur le web notamment, par des mailings massifs, par voie de presse, quand elles ne sont pas directement collées sur les affi ches officielles de notre candidat: ce serait donner bien trop d'importance à ceux qui en sont à l'origine. En revanche, je souhaite apporter une réponse à l'une des critiques les plus abondamment dirigées contre Nicolas Sarkozy: il est "l'ami des puissances financières et des patrons de presse"

Sur les puissances financière et la suspicion supposée qu'engendre le fait d'en être l'ami: je n'ai encore jamais entendu d'argument aussi incongru que celui-ci, et il rejoint dans un sens directement l'article que j'avais publié il y a quelques temps sur la réussite, que je souhaite voire redevenir une valeur centrale pour chaque Français. En France, je regrette que la réussite soit toujours suspectée de s'accompagner de la manipulation du peuple, de l'asservissement du salarié, dans une dialectique marxiste terriblement datée pour être gentil, nauséabonde pour mieux refléter le fond de ma pensée. Ce raisonnement biaisé et simpliste arrive à porter le discrédit sur ceux qui "ont le malheur" d'être amis avec les grands patrons de ce pays, eux qui représentent le mal personnifié pour une large partie de la gauche. Voila un point de clivage profond entre la gauche et la droite: la droite croit au travail comme valeur de libération, d'émancipation de l'individu; la gauche voit le travail au mieux comme un mal nécessaire, plus exactement comme une contrainte à progressivement diminuer au maximum car il aliène l'individu (cf les RTT). Je suis pour ma part très favorable à un Président qui connaît les plus grands patrons de notre pays, car ils créent de l'emploi, de la richesse, et contribuent à la puissance de la France dans le Monde. En outre, un Président qui a simultanément le courage de fustiger les patrons voyous et de proposer l'interdiction des golden parachutes dès juillet 2007 s'il est élu, me semble au dessus De tout soupçon de collusion avec qui que ce soit.

Sur la capacité fantasmée de Nicolas Sarkozy à controler la presse:"on" compare parfois Sarkozy à Berlusconi, ce qui paraît quand même curieux: le premier est avocat, le second est le premier patron de presse Italien...Le premier ne détient pas la moindre part ne serait ce que dans le quotidien régional au plus faible tirage de France, le second détient la majorité des medias Italiens. Or on voudrait faire croire aux plus crédules des électeurs qu'en vertu de ses amitiés, notamment avec Martin Bouygues, Nicolas Sarkozy bénéficierait d'un contrôle sur les medias qu'il manipulerait à loisir. J'ai envie de dire: qu'est ce que ça serait s'il ne les controlait pas?! Le Canard Enchainé ou Marianne par exemple ne me semblent pas avoir été frappés d'une quelconque censure.

Les critiques des anti sarko ne sont fondées finalement que sur le fantasme et l'incantation, les "on dit" et la colportation de rumeurs. Sur le projet, nos opposants socialistes sont bien plus timides...Eric Besson a d'ailleurs expliqué courageusement à la tribune lors du meeting de Dijon les coulisses de la campagne de diabolisation de Sarko orchestrée par un PS qui savait bien ne pouvoir gagner sur ses seules idées.

A certains de mes amis "apolitiques de gauche" qui me ressassent sans cesse les mêmes qualificatifs outranciers au sujet de Nicolas Sarkozy (dictateur, facho et autres propos du même tonneau, tout en nuances...), je réponds toujours qu'au delà de l'incantation, j'aimerais qu'ils justifient des accusations aussi graves, par la preuve avérée et non par les calomnies colportées ici ou là. Silence radio. Une fois calmés, ce qui peut prendre du temps avec de tels rhéteurs, je leur propose de m'exposer leur projet pour la France, et de débattre proposition contre proposition. Re-silence radio...

J'en conclus que la liberté de pensée n'est pas là où ils croient. Beaucoup fustigent ce qu'ils appellent de "l'embrigadement", un prétendu "culte de la personnalité", là où ils ne voient pas que c'est à un projet de société que nous adhérons, et que nous soutenons un candidat qui nous a convaincu qu'il était le meilleur pour notre pays. Ils ne se rendent pas compte que la haine dont ils accusent si souvent Sarko est une chimère, quand la leur à l'égard de tous ceux qui le soutiennent est bien réelle (quel beau projet que d'être "anti" quelqu'un...).

Nicolas Sarkozy veut être le Président de tous les Français, y compris ceux qui n'auront pas voté pour lui: il a l'intelligence de ne pas s'abaisser au niveau de ses opposants, de ne pas inciter à voter "contre Ségolène Royal" ou pour lui faire barrage, mais demande à tous ceux qui croient en son projet de s'y rallier, sans se renier, et en hommes libres, afin de construire tous ensemble une société rassemblée. C'est pour moi une différence fondamentale avec le fait d'inciter à voter contre celui ou celle qui est face à vous au second tour...

Romain

22 avril 2007

Intervention de Nicolas Sarkozy

Ci-dessous l'intégralité du discours de Nicolas Sarkozy à la suite des résultats du premier tour.
Vous pouvez également le télécharger ici .

La vidéo est également disponible ici.

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Mes chers compatriotes,

Ce soir, le peuple français s'est exprimé. Il l'a fait avec clarté.

Après tant de scrutins marqués par la montée de l'abstention, ce premier tour de l'élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.

En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d'aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.

Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu'il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d'idées. Les Français l'attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu'il soit dénaturé.

Aux 11 millions d'électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu'ils se sont reconnus dans les idées que j'ai exprimées, je veux dire merci du fond du coeur. Ils m'ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.

Tout au long de la campagne, j'ai souhaité m'adresser à tous les Français au-delà des partis. J'ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.

J'ai voulu mettre au coeur de la politique des valeurs comme l'identité nationale, l'autorité, le travail, le mérite. J'ai voulu parler de morale. J'ai proposé la revalorisation du travail, l'école de l'excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J'ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d'accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.

Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n'y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l'avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.

Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.

Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l'exclusion. Je veux leur redonner le goût d'entreprendre, d'innover, le goût de l'aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.

Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu'elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu'une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l'espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n'a plus de force on reconnaît la dignité de l'homme et du citoyen.

Je veux m'adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l'objectif c'est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu'une chose : rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français, celui d'une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n'aura plus peur de l'autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.

Cette France fraternelle, c'est celle qui m'a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j'invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s'unir à moi pour qu'ensemble nous puissions la bâtir.

Vive la République !

Vive la France !

10 avril 2007

La personnalité de Sarkozy

Selon le journal Le Monde qui en a fait un de ses titres, "la personnalité de M.Sarkozy [pourrait être l'] enjeu de la fin de campagne". Pour ma part, je trouve que la personnalité de Sarkozy est l'une des meilleures garanties de la rupture tranquille qu'il souhaite incarner, pour plusieurs raisons:

- Il ne se défile pas face aux situations difficiles: depuis 4 ans, il tient sa promesse d'envoyer aux Français une carte postale par jour, donc de leur donner l'occasion de juger de son action au quotidien. Quel autre candidat a eu une telle visibilité, s'est autant exposé devant les électeurs pendant la même période, avec de si lourdes charges (deux fois Ministre de l'Intérieur, une fois Ministre de l'économie)?

- Il porte haut ses convictions, même lorsqu'elles ne sont pas populaires: sur le problème de la sécurité routière, il a poussé avec force la mise en place des radars automatiques, mesure la plus impopulaire d'une série ayant permis d'épargner plus de 10 000 vies entre 2001 et 2007. En posant la question de l'immigration, en ayant le courage de ne pas céder aux tenants des régularisations massives, il a montré qu'il tenait ses engagements, y compris en allant expliquer dans les pays d'Afrique les principes de l'immigration choisie qu'il propose.

- Il est ambitieux: ce n'est un secret pour personne, Sarko a une grande ambition, pour lui bien sûr, mais surtout pour la France. Il a la conviction que la France peut revenir à l'avant scène du Monde, redevenir la Nation de pointe qu'elle cesse lentement d'incarner, notamment si elle remet la construction européenne sur les rails. Il veut communiquer son ambition à chaque français, en redonnant à chacun le goût de la réussite, comme je le mentionnais dans un précédent billet. Avec lui, l'ambition cesse enfin d'être un gros mot; pour ma part, je m'en réjouis.

Nicolas Sarkozy n'a pas que des qualités: il peut aussi être un peu pressé, de son propre aveu. Il aime lancer des débats, mettre les pieds dans le plat, c'est un homme d'action. A ceux à qui ce trait de caractère fait peur, je rappellerai deux choses:

- Nous vivons dans une démocratie dans laquelle il existe, et c'est heureux, des contre pouvoirs: nous allons voter pour le Président de la République dont les idées sont les plus proches des notres, pas pour un dictateur qui, sitôt élu, imposera ses vues à la population.

- Nicolas Sarkozy veut renforcer cette démocratie, être le Président d'une démocratie irréprochable: il rendra compte régulièrement de son action devant les Français et devant le Parlement, et il soumettra les nominations aux postes les plus importants de l'Etat au vote du Parlement, sur des critères de compétence et non de connivence, pour en finir avec le "fait du Prince",  droit auquel aucun Président ne s'est engagé à renoncer avant lui.

Pour conclure, je citerai une phrase de son projet, une phrase qui me semble très importante, car elle définit sa vision de la démocratie, où chacun doit pouvoir s'exprimer:

"Je renforcerai les pouvoirs de celui-ci [Le Parlement], notamment de l’opposition, parce que je ne veux pas gouverner seul et que je pense qu’une démocratie se protège des risques de dérive lorsqu’elle est capable d’organiser et d’accepter ses propres contrepouvoirs."

Romain

05 avril 2007

Les femmes avec Sarkozy

Veil_sarkoDemain soir vendredi 6 avril à 18h30, Simone Veil, Françoise de Panafieu ainsi que plusieurs autres femmes de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy se réuniront à la Mutualité autour du candidat de l'UMP pour un grand meeting dont le thème est "les femmes et l'égalité des chances: rêve ou réalité?"

La question de l'égalité hommes/femmes est primordiale, et va en s'améliorant depuis quelques années, mais de nombreux chantiers restent à mener pour la traduire en actes. Parmi les propositions de Nicolas Sarkozy, plusieurs vont dans le sens d'une plus grande égalité:

- Faciliter le travail des femmes en garantissant la garde des enfants: faire du droit de garde des enfants de moins de trois ans un droit opposable, organiser des études dirigées au collège entre 16h et 18h pour aider les familles, et notamment les femmes, à concilier travail et vie de famille

- Assurer l'égalité salariale: organisation dès l'été 2007 d'une conférence sociale entre patronat et salariat afin de cibler les inégalités présentes dans les entreprises, et donner deux ans aux entreprises où il y a des inégalités pour y mettre fin, avec un contrôle par l'inspection du travail au terme de ce délai et des sanctions financières voire pénales pour celles qui ne respecteraient pas la loi.

- Renforcer la parité: instaurer la règle des "50% de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques". Faire appliquer le même principe de parité dans les élections des représentants du personnel que dans la vie politique.

Ce ne sont là que quelques exemples des mesures proposées par Nicolas Sarkozy dans son projet pour la France, mais je les trouve symptomatique d'une volonté de réduire les inégalités, et de donner sa place à chacune, autant qu'à chacun.

En proposant 10 candidates sur les 21 circonscriptions de Paris, l'UMP montre le vrai visage du parti que Nicolas Sarkozy a su moderniser, celui d'un parti dynamique, jeune et volontaire, qui a su donner envie à des femmes talentueuses de porter haut ses couleurs.

Romain

20 mars 2007

Innover c'est défendre notre économie

A l'heure où la mondialisation est inévitable, et bien qu'elle soit souvent présentée comme la nouvelle menace, il s'agit de composer avec plutôt que d'essayer de l'empêcher. Un constat s'impose: avec les évolutions que nous avons connues ces dernières années (technologies de communications, transports...) nos concurrents sont désormais mondiaux et non plus locaux comme cela pouvait être le cas auparavant. Tout comme eux qui se sont adaptés à cette nouvelle économie nous devons réagir.

Repenser notre positionnement sur la chaîne de valeur

Un élément n'est pas concurrençable pour le moment, il s'agit du savoir-faire, de l'expérience. Et c'est précisément cela qu'il faut valoriser et soutenir. La vérité c'est qu'il faut repenser notre positionnement sur la chaîne de valeur. Nos nouveaux concurrents savent certes fabriquer, assembler voire même malheureusement copier mais ils n'ont pas pour le moment notre capacité d'innovation, et notre savoir-faire. Ces compétences représentent un avantage concurrentiel non négligeable, à nous de saisir cette opportunité pour réagir. Quand on constate (tristement) qu'en 2006 seules 2200 entreprises, soit moins de 0,1% des PME, ont levé des fonds grâce au capital investment il est temps de tirer la sonette d'alarme. Libérons les énergies créatrices grâce à une politique forte de soutien à l'innovation et à nos TPE-PME qui représentent près de 95% des entreprises française. La mesure que propose Nicolas Sarkozy de déduire jusqu'à 50 000€ de ses impôts pour les redevables de l'ISF à condition de les investir dans des PME va clairement dans ce sens.

Tournons nous vers l'avenir au lieu de sans cesse regarder derrière nous. Notre société évolue, le monde qui nous entoure encore plus alors adaptons nous plutôt que d'attendre le jour où nous ne pourrons plus que nous lamenter sur notre sort. La défense de notre économie passe inévitablement par un soutien à l'innovation.

Hugues

13 mars 2007

Le pouvoir d'achat en question

La démonstration par la preuve (argumentaire officiel sur le pouvoir d'achat) qu'en matière de pouvoir d'achat, il n'y a pas photo entre les programmes:

"Pouvoir d'achat : la politique par la preuve !
Afin de redonner du pouvoir d'achat aux Français et de permettre à celui qui acceptera de travailler plus de gagner plus, Nicolas Sarkozy propose de rémunérer les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales, quelle que soit la taille des entreprises, et de les exonérer de charges sociales et fiscales.

Grâce à ces deux mesures, un salarié rémunéré au SMIC travaillant quatre heures supplémentaires par semaine (50 minutes de plus par jour de travail) pourra gagner 165 euros net de plus par mois, soit 1 980 euros net de plus par an.
La candidate socialiste propose quant à elle de porter le SMIC à 1 500 euros brut en cinq ans.
Cette proposition est en fait dérisoire car elle ne concerne que 20 pour cent des Français mais surtout elle est à peine plus élevée que l'évolution naturelle du SMIC.
Par rapport au niveau du SMIC en juillet 2006, cela représenterait une augmentation de 19%. Or, si le SMIC continue d'évoluer à son rythme actuel (2005/2006), il atteindra de lui-même 1 455 euros bruts en juillet 2011 (+ 16%). S'il évolue au rythme des augmentations de l'ensemble du quinquennat (2002-2006), il atteindra même 1 550 euros bruts (+ 23,5%), soit plus que la mesure proposée par la socialiste !
  Un salarié gagnant le SMIC a donc le choix entre :

Nicolas Sarkozy :
4 heures supplémentaires par semaine
= + 165 euros net par mois. = + 1 980 euros net par an. = + 9 900 euros net en cinq ans.

Le programme socialiste :
SMIC à 1 500 euros
= + 9 euros net par mois. = + 108 euros net par an. = + 540 euros net en cinq ans.

Différence en faveur des propositions de Nicolas Sarkozy :
= + 156 euros net par mois. = + 1 872 euros net par an. = + 9 360 euros net en cinq ans.

Quant au candidat centriste, il propose pour sa part de rémunérer les heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales, de compenser cette charge pour les entreprises en réduisant les charges sociales patronales, mais ne propose pas d'exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales pour les salariés. Le gain pour un salarié rémunéré au SMIC travaillant quatre heures de plus sera de 1 700 euros par an contre 1 980 dans le programme de Nicolas Sarkozy, soit 15% de plus pour Nicolas Sarkozy."

06 mars 2007

L'international, la France et Sarkozy

Dans sa conférence sur la politique internationale du 28 février dernier à Paris, Nicolas Sarkozy a développé les grandes lignes de sa vision de la position de la France sur la scène internationale.

Plusieurs points m’ont marqué, car comme on pouvait s’y attendre, la teneur du discours s’inscrivait dans la continuité de la politique menée jusqu‘à présent par Chirac sur les grands thèmes génériques de la politique étrangère, à quelques exceptions près. Et ce sont ces exceptions qui à mon sens déterminent la force et le progrès inspirés par le projet Sarkozy de la France à l’étranger.

En tout premier lieu, l’Europe. Sur ce point, je tiens à mettre en évidence le réalisme de son projet. A travers les premiers éléments de son discours, NS constate l’impasse dans laquelle la construction de l’entité Europe s’est engagée, sans pour autant se livrer a un dramatisant exercice d’audit de la gestion des affaires étrangères passées et actuelles. Implicitement, il remarque que le fonctionnement actuel des institutions communautaires limite le champ d’action et l’indépendance de 27, puisque les process de décision sont d’autant plus lourds (et donc d’autant moins réactifs) que les choix sont également repartis entre les différents Etats-membres. Une telle situation, d’après moi, est signe d’une grave défaillance de pilotage de l’Eurogroupe depuis bien des années, dès lors que la décision d’élargir la zone de libre-échange a prévalu trop longtemps sur la nécessité de construire un ensemble politique. Nicolas Sarkozy, conscient des difficultés structurelles évoquées ci-dessus, fait le pari du pragmatisme, loin de toute realpolitik d’une Europe ne sachant pas vraiment qui elle est ni ou elle va, en tentant de redéfinir les règles de gouvernance (entre autres, étendre le vote a la majorité qualifiée, création d’un poste de président du Conseil Européen stable et de Ministre des Affaires Etrangères Européennes) qui permettraient à l’Europe de définir une stratégie claire, homogène et proactive, d’être maîtrisée dans son développement au sein d’environnements en perpétuelle mutation, d’assurer une plus grande flexibilité dans la relation Etat-membre/UE en terme d’engagement communautaire, et surtout d’être un interlocuteur unique, fiable et crédible face aux Etats-Unis et à la Chine.

Dans un second temps, la relation de la France (et par extension, de l’Europe) avec les Etats-Unis marque un autre temps fort de cette nouvelle ébauche de la politique internationale française. NS applique à nouveau ce qui, a mon sens, constitue sa réelle originalité : davantage de pragmatisme, sans oublier qui nous sommes. Nous le savons tous, les US ont effectivement été un véritable allié de la France dans son histoire du 20eme siècle, mais les différents qui nous ont opposé à eux ne doivent en aucun cas devenir une raison pour justifier une quelconque réaction de violence mimétique, ou encore un mutisme absurde et contre-productif. Sarkozy définit la relation franco-américaine comme une "amitié [nécessaire] pour l'équilibre du monde, [une] amitié entre la France et les Etats-Unis profonde, sincère et indéfectible. Mais l'amitié c'est d'être avec ses amis quand ils ont besoin de vous et d'être capable de leur dire la vérité quand ils ont tort. L'amitié c'est le respect, la compréhension, l'affection mais ce n'est pas la soumission. L'amitié ce n'est vrai, ce n'est sincère que si l'on est libre. Je veux une France libre et une Europe libre." Laissons donc socialistes et consorts fustiger ce qu’ils jugent être un américanisme forcené et regarder continuellement leur nombril, allant en Palestine ou en Chine pour séduire les voix des minorités vivant en France, au détriment de l’image qu’ils y colportent et qu’ils disséminent a travers le monde.

En aparté, il est fort intéressant de dresser en parallèle les lieux choisis par les  principaux candidats pour leurs visites à l'étranger. Sarkozy s’est rendu là où la France est présente, tant par sa culture, par sa représentativité démographique que par son rayonnement économique (Etats-Unis, Espagne, Angleterre,…), alors que Royal s’est contentée de couvrir les zones correspondant grossièrement aux diverses composantes de la société française par sombre clientélisme, ou encore lorsque Bayrou se distingue par son absence hors de nos frontières (hormis son déplacement récent à Luxembourg et à Barcelone…dans le Gers!), lui qui d’ordinaire se montre si volubile en matière européenne, préférant (peut-être ?) une ‘VIPsation’ des électeurs depuis près d’un an que son bus sillonne les campagnes; après tout, une main serrée ne vaut-elle pas une voix, même si je ne l’entends pas?

Oui, définitivement, nous nous devons d’être aux cotés des Américains, car il vaut mieux pour la France savoir dans quel sens le monde marche et anticiper les directions a prendre, plutôt que d’aller à contre-courant, au risque de s’essouffler, et finalement de se laisser déchirer par les diverses forces de gravitation induites par les grandes puissances, actuelles et à venir. 

Il s’agit donc d’établir une relation solide et transparente avec nos alliés, qu’ils soient européens ou américains. Il ne s’agit pas pour autant d’opter pour une démarche d’identification à telle ou telle puissance. Non, la France a tous les atouts en main pour prendre en charge sa propre destinée, et tenir une place proactive de tout premier plan sur l’échiquier international, et plus seulement en tant qu’objecteur de conscience.

A cet égard, la pérennisation de l’effort de défense occupe une place centrale dans la stratégie qui a été définie officiellement en ce 28 février. Notre puissance de frappe (nucléaire en particulier) et notre capacité de réaction sont les principaux garants de notre propre sécurité, mais déterminent également notre engagement à l’édification d’un monde plus stable, par la supériorité technologique soutenant l’action diplomatique. La démarche de NS est caractérisée par une volonté de consolidation des systèmes actuels de défense (prévention, prospection et projection) à travers le maintien du budget concerné (suivant l’inflation), la construction d’un second porte-avion nucléaire ou encore le bénéfice d’économie d’échelle réalisées sur l’achat d’équipements en collaboration avec nos partenaires européens. 

Il reste tant a dire… je vous invite simplement a lire (ou relire) cet exposé sur la politique internationale sur lequel je m’alignerai pour conclure: ‘Aucune position n’est acquise. On ne peut pas s’accrocher à un rang, comme à une donnée intangible. On n’est suivi que si l’on a une voie à montrer. Adossée à un passé, un héritage, des traditions qui ont fait le monde d’hier, la France sera respectée et admirée en tant que puissance d’avenir, prête à construire le monde de demain.’

 Alex (Luxembourg)

26 février 2007

Discours de Perpignan sur l'autorité

Perpignan_1 Nicolas Sarkozy a axé son discours de Perpignan sur le thème de l'autorité, revenant à plusieurs reprises sur les ravages causés par ceux qui la fustigent:

« A bas l'autorité ! Cela voulait dire : désormais tout se vaut. Le bien comme le mal, la grandeur comme la bassesse, le vrai comme le faux, le beau comme le laid. Tout se vaut : la parole de l'élève vaut celle de l'instituteur. Une émission de variétés vaut une pièce de Racine. L'intérêt particulier vaut l'intérêt général. Le délinquant vaut la victime .... »

L'autorité, c'est ce qui permet à chacun de s'élever dans une société où les règles sont les mêmes pour tous. Qui peut citer une société harmonieuse dans laquelle les règles ont été bannies? On ne peut que le regretter, mais l'humanité est ainsi faite qu'elle a besoin d'un cadre pour s'épanouir.

Il semble de bon ton, pour une partie des jeunes notamment, de rejeter l'autorité quelle que soit sa forme. De tous temps, la police a trouvé son lot d'opposants idéologiques, mais ce qui est plus inquiétant aujourd'hui, c'est que la forme d'autorité la plus structurante dans notre société, celle des professeurs des écoles primaires et du collège, est de plus en plus souvent contestée par les élèves eux-mêmes, parfois appuyés par leurs familles (!).

Contester l'autorité de ceux dont la mission est d'éduquer les futurs citoyens d'un pays, c'est ébranler la société tout entière. Nous ne voulons pas d'une société dans laquelle tout se vaut, c'est pourquoi nous soutenons notre candidat dans son objectif de retrouver une France où l'ordre est garant de la justice entre tous les citoyens.

Romain

23 février 2007

Place de la France dans le monde

Comme vous le savez certainement, Nicolas a largement évoqué la place de la France dans l'Europe mais également l'Europe que nous allons devoir construire dans les année qui viennent, lors de son meeting à Strasbourg.

Continuant sur sa lancée il tiendra dans quelques jours, le 28 février pour être exact, une conférence sur un autre sujet politique essentiel, et qui il faut l'avouer n'a pas pour l'instant n'a pas été abordé par les autres candidats: La politique internationale de la France.

Après avoir fixé les grands caps à suivre pour la France et présenté les mesures phares qui permettront d'atteindre les objectifs annoncés, notre candidat s'attèle désormais à placer au coeur du débat les problématiques politiques auxquelles notre pays sera inévitablement confronté et qu'il est essentiel d'anticiper.

Hugues

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